Fos-sur-Mer: des blocages devant l'ancienne usine Ascometal, les salariés inquiets

Tout s'est joué tôt dans la nuit du mardi au mercredi 16 octobre. Progressivement, des salariés de l'ancien site d'Ascometal de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) ont installé des points de blocage. Seuls les salariés en charge de la maintenance et de la sécurité ont été autorisés à entrer.
Dans la matinée, ils étaient environ 80 à s'être réunis devant les grilles de l'entreprise à l'appel de la CGT. Eux qui s'étaient armés d'espoir au mois de juin, au moment de la reprise du site par l'Italien Marcegaglia, ont basculé dans la désillusion. D'aucuns déplorent même une situation plus difficile encore que lors du redressement judiciaire, au printemps dernier.
Aujourd'hui, les carnets de commandes de l'entreprise sont de moins en moins remplis. Pour les salariés, cela induit du chômage partiel, mais aussi de nouveaux cycles de travail. Une nouvelle organisation qui fait craindre des pertes de primes.
Le flou règne
Des discussions ont débuté sous l'égide de la CGT. "C'est un échange", illustre François Barges, délégué syndical, au micro de BFM Marseille Provence. "Les propositions qui vont être amenées, on verra ce qu'il en ressort. C'est à construire."
L'intéressé tient néanmoins à rappeler que, "depuis de nombreuses années, les salariés ont justement fait preuve de flexibilité". "Ils ont fait pas mal d'efforts. On a eu pas mal de crises, notamment le Covid, la crise de l'électricité, etc. Mais arrivé un moment, la flexibilité a un terme", avertit François Barges.
À ce stade, le flou règne. Certains salariés font savoir qu'ils souhaitent conserver leur ancien rythme de travail et aimeraient ne pas avoir à négocier sur ce point. Autre inconnue à préciser: le recours au chômage partiel.













