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Des voitures-radars privées bientôt déployées sur les routes des Bouches-du-Rhône

BFM Marseille Arnaud Delayre avec Laurène Rocheteau
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Des voitures avec radar embarqué seront déployées dès le printemps sur les routes secondaires des Bouches-du-Rhône, sur des axes limités à 80 ou 90 km/h.

Une nouveauté pour l'année 2025 qui ne sera pas au goût de tous. Des voitures auto-verbalisantes vont être déployées sur les routes des Bouches-du-Rhône. Des véhicules banalisés avec chauffeur privé, et surtout radar embarqué, pour traquer les excès de vitesse.

Les voitures circuleront sur des parcours définis à l'avance par l'État, principalement sur des axes secondaires limités à 80 ou 90km/h. Les premières amendes seront distribuées à partir du printemps. Une nouvelle qui, bien évidemment, ne ravit pas les usagers.

"On est très, très contrôlés", estime Jordan, un automobiliste, au micro de BFM Marseille Provence. "Aujourd'hui, on a plusieurs radars à Marseille qui ont été installés. Je pense que ça suffit. Et puis, on est dans des grandes agglomérations. Je pense que ça commence à faire beaucoup, et ça va agacer."

Des véhicules repérables

D'autres se montrent plus nuancés, même s'ils se doutent que ce nouveau dispositif ne fera pas l'unanimité. "C'est une bonne chose d'un côté parce que tout le monde fait plus attention, mais d'un autre côté, je pense que le fait que ce ne soit pas affiché... Pour 3-4 km, avoir des amendes en plus, c'est par terrible."

Pour d'autres, c'est surtout le transfert de compétences de l'État vers la société propriétaire de ces véhicules verbalisants qui pose problème. Les voitures-radars appartiennent à OTC, une société privée en contrat avec l'État, qui sous-traite alors la lutte contre les excès de vitesse.

"Je trouve que ça relève du domaine régalien, du domaine de l'État, que le privé n'a pas à intervenir dans ce genre de problème", estime Daniel, un automobiliste retraité. "Le privé n'a pas à collecter les contraventions, les amendes."

Les voitures-radars restent tout de même reconnaissables sur les routes. Les Peugeot 508, 308, les Dacia Sandero ou encore les Skoda Octavia font partie des modèles les plus utilisés.

Les véhicules sont également repérables par des capteurs situés sur le bouclier avant, sous la plaque d'immatriculation, mais aussi par un boîtier visible sur le tableau de bord et un carré accroché au pare-brise arrière, dans lequel se trouvent les caméras embarquées.

Ce type de voitures verbalisantes circule déjà sur les routes d'autres régions de France. Selon la Ligue de défense des conducteurs, un seul de ces véhicules-radars rapporterait 390.000 euros par an.