Avec un record de 28,9°C, le réchauffement de la Méditerranée a des effets sur les espèces marines

La mer Méditerranée surchauffe. Le jeudi 15 août, un nouveau record de température de l'eau a été enregistré avec 28,9°C. Jusqu'à 30°C ont également été relevés sur le littoral varois. Le phénomène s'explique par les fortes chaleurs de ces derniers jours, ainsi que par le réchauffement climatique.
Pour Gérard Carrodano, pêcheur à La Ciotat, il est difficile de rester insensible face aux fortes températures de la mer. Missionné par l'Agence de l'eau comme lanceur d'alerte, il scrute l'évolution des poissons depuis plusieurs années.
Le pêcheur a été témoin des conséquences de cette surchauffe de l'eau, notamment sur les espèces marines.
"La semaine dernière, j'étais sur le bateau pour ramasser quelque chose qui était tombé à l'eau, je me suis fait dévorer par une bande de sérioles. Elles m'ont encerclé", raconte-t-il à BFM Marseille Provence.
Un phénomène "naturel"
Le pêcheur explique en outre que des espèces marines inhabituelles sont visibles près des côtes, notamment les raies pastenagues.
"Il y a des gens qui les signalent dans les plages. On en voit dans les darses à Marseille et La Ciotat, mais ce sont des phénomènes naturels engendrés par les fortes températures", ajoute-t-il.
Les effets les plus néfastes du réchauffement de la mer Méditerranée concernent les gorgones, stigmate de l'été 2022, notamment dans les eaux du parc national des Calanques, avec une forte mortalité.
Deux ans plus tard, il est difficile d'en apercevoir à moins de 30 mètres de profondeur, si ce n'est pour constater la nécrose de ses coraux.













