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Passage à tabac mortel diffusé sur TikTok à Lyon: deux "marginaux" déférés en vue d'une mise en examen

BFM Lyon F.R. avec AFP
La balance de la Justice (illustration)

La balance de la Justice (illustration) - LOIC VENANCE / AFP

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Les deux hommes, interpellés dans la nuit de samedi à dimanche, alors qu'ils dormaient dans l'appartement où a été retrouvée la victime, ont été déférés ce mercredi et le parquet a requis leur placement en détention provisoire.

Deux hommes, présentés comme des "marginaux", ont été déférés ce mercredi en vue d'une mise en examen pour meurtre accompagné d'actes de tortures et de barbarie après la mort d'un homme de 54 ans à Lyon, a appris l'Agence France-Presse (AFP) auprès du parquet.

Vendredi, la plateforme Pharos, qui recueille les signalements de contenus illicites sur internet, avait alerté sur la diffusion d'une vidéo "représentant une scène de violence impliquant un homme gisant au sol, partiellement dénudé et victime de coups", selon la description faite par le parquet de Lyon.

La détention provisoire requise

Une porte-parole de TikTok a expliqué à l'AFP que le réseau social avait lui-même signalé la vidéo, bloquée après quelques secondes de tentative de diffusion en direct. Cette vidéo n'a pas été vue par les utilisateurs du réseau, a-t-elle souligné.

L'enquête avait mené les policiers dans un appartement près de la gare de Perrache, dans le centre de Lyon, où le corps de la victime a été retrouvé dans la nuit de samedi à dimanche, et les deux suspects interpellés alors qu'ils dormaient dans une chambre attenante.

Les deux hommes placés en garde à vue ont été déférés mercredi et le parquet a requis leur placement en détention provisoire, a annoncé ce dernier. Ils sont âgés de 39 et 42 ans, selon le quotidien régional Le Progrès.

"Actes de tortures et de barbarie"

Les constatations établies lors de l'autopsie pratiquée mardi "sont compatibles avec un décès survenu (vendredi), jour de la diffusion de la vidéo", a indiqué le parquet.

Elles confirment par ailleurs que la victime est décédée "des suites des très nombreuses violences dont elle a fait l'objet dont certaines pouvant s'analyser en des actes de tortures et de barbarie".

L'enquête, qui se poursuit pour déterminer les circonstances exactes des faits, a montré que les trois hommes "se connaissaient et fréquentaient le même milieu des SDF et marginaux de la gare de Perrache", selon le parquet.