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Manifestation interdite de l'ultradroite à Lyon: deux individus déférés

BFM Lyon Mathias Fleury
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Huit personnes avaient été placées en garde à vue après la manifestation d'ultradroite interdite par les autorités à Lyon, ce lundi. Deux d'entre elles ont été déférées.

Deux des huit personnes interpellées après la manifestation d'ultradroite interdite par la préfecture le lundi 27 novembre à Lyon ont été déférées ce mercredi pour "transport d'une arme de catégorie B", indique le parquet à BFM Lyon.

Les investigations menées ont révélé que les deux individus détenaient des "armes, notamment des barres de fer et bombe lacrymogène" dans leur véhicule.

En tout, huit personnes (deux femmes et six hommes) avaient été placées en garde à vue pour provocation à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur appartenance ou non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion et de dégradations en réunion.

Poursuivis pour l'apposition d'affiches

Le parquet fait savoir que les investigations "n'ont pas permis d'établir leur implication dans les faits de dégradations en réunion, ni de caractériser l'infraction de provocation à la haine ou à la violence". Néanmoins, l'ensemble des personnes interpellées "sera poursuivi par ordonnance pénale pour la contravention d’apposition d’affiches sur un immeuble d’habitation", ajoute le parquet.

Les individus arrêtés se trouvaient "à proximité immédiate d'un immeuble ayant fait l'objet de tags d'apposition d'affiches dénonçant notamment le "meurtre d’un blanc par des barbares" et appelant à la "justice pour Thomas".

Une centaine de participants dans le cortège

Organisé par le groupuscule lyonnais Les Rempars en réaction à la mort de Thomas, tué à Crépol dans la nuit du 18 au 19 novembre, le rassemblement avait été interdit par la préfecture face aux risques de troubles à l'ordre public.

Une centaine de personnes se trouvaient au sein du cortège, en brandissant une banderole "l'immigration tue" et en scandant des slogans tels que "Islam hors d'Europe!".

Sur X, anciennement Twitter, la préfecture affirmait mardi "avoir rapidement mis un terme au cortège sauvage". A la suite du rassemblement, le ministre de l'Interieur Gérald Darmanin avait déclaré qu'il ne laisserait "aucune milice (...) faire la loi à la place des procureurs et des policiers".