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Maison squattée à Théoule-sur-Mer: les occupants condamnés à huit mois de prison avec sursis

BFM Lyon F.B; avec AFP
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Cet été, un couple de retraités originaire de Lyon a trouvé sa résidence secondaire située dans les Alpes-Maritimes occupée par un couple et ses enfants.

Le jeune couple qui avait défrayé la chronique en août en occupant illégalement la résidence secondaire de retraités lyonnais à Théoule-sur-Mer (Alpes-Maritimes), entraînant même une modification de la législation, a été condamné à huit mois de prison avec sursis par le tribunal de Grasse mardi.

Début octobre, devant l'émoi suscité par cette affaire, un amendement à la loi de simplification de l'action publique avait rendu plus simple l'expulsion de squatteurs occupant une résidence secondaire, en calquant le dispositif sur celui existant pour les résidences principales.

À l'audience, Abdellah Zerhima, 24 ans, et son épouse Jihan Zidouli, 25 ans, ont tenté d'expliquer dans quelles conditions ils avaient été amenés à occuper cette maison de manière illicite. Venu de la région parisienne en août, le jeune couple et ses deux enfants en bas âge auraient, selon eux, obtenu les clés d'une personne qui n'a jamais été identifiée, et qu'ils ne veulent pas dénoncer, moyennant 1500 euros.

"Une succession de déclarations mensongères"

L'avocat des parties civiles comme le ministère public ont cherché à démonter cette thèse de l'homme providentiel, dénonçant pour le premier "un dossier qui n'est qu'une succession de déclarations mensongères et une mauvaise foi patente", et pour le second "une désagréable volonté d'appropriation" du bien d'autrui.

La défense a évoqué de son côté la "détresse" de ce jeune couple qui avait "frappé à toutes les portes" mais que "personne n'a pu aider", avançant aussi la "pression" mise sur eux par "l'emballement médiatique", avec "une presse qui campe devant la maison pour obtenir une interview".

Abdellah Zerhima a par ailleurs été condamné lors de la même audience à trois mois de prison avec sursis pour menaces à l'encontre de sa femme. Ces menaces, dénoncées par la jeune mère à la gendarmerie, avait entraîné, après quinze jours d'occupation illégale de la propriété, l'intervention début septembre des forces de l'ordre et la récupération du bien par son propriétaire.