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Lyon: le Carnaval des pentes de nouveau interdit par la préfecture

BFM Lyon Lilian Pouyaud
Un officier de police, en janvier 2025 (image d'illustration).

Un officier de police, en janvier 2025 (image d'illustration). - BFM DICI

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Ce jeudi 22 mai, la préfecture du Rhône annonce que le Carnaval des Pentes, prévu ce vendredi à Lyon est interdit au motif que les organisateurs n'ont pas demandé d'autorisation. La préfecture pointe du doigt des débordements les éditions précédentes.

Une nouvelle édition annulée. Comme l'an passé, le Carnaval des Pentes, un évènement organisé par une quarantaine d'associations et collectifs de gauche, prévu ce vendredi 23 mai, a été interdit par la préfecture du Rhône.

Les services de l'État évoquent "l'absence de déclaration", les débordements en 2023 et la tenue de l'événement en 2024, malgré son interdiction.

Dans cet arrêté publié ce jeudi 22 mai, la préfecture du Rhône revient sur les différents incidents survenus lors des deux précédentes éditions du festival du Carnaval des Pentes.

Elle rappelle des violences de la part de "black blocs" sur du mobilier urbain, des jets de projectiles sur la mairie du 1er arrondissement ou encore des jets de mortiers et de pétards.

"Il n'existe dans [ce] contexte aucune autre mesure que l'interdiction du 'Carnal des Pentes 2025' pour prévenir les risques de troubles et garantir le bon ordre et la tranquillité publique", écrit la préfecture.

Éviter les "violences" des années précédentes

Au sujet de l'édition 2025, cette dernière considère que le collectif Lyon Insurrection, affiliés aux organisateurs de l'événement, utilise "une communication empruntée aux violences [des années précédentes]" et ajoute que des "incidents ou des confrontations [à l'endroit de l'ultra droite] sont à craindre". L'an passé, des forces de police avaient été déployées sur site en réponse aux heurts.

Cette année, la préfecture annonce ne pas vouloir un bis repetita des années passées. Par conséquent, des renforts policiers seront déployés sur la zone, accompagnés de deux unités de CRS.

La préfecture conclut en rappelant que l'organisation d'événement non déclaré sur la voie publique peut être punie de six mois d'emprisonnement et de 7.500 euros d'amende. Quant aux personnes qui participent à une manifestation interdite, ces dernières risquent une contravention de quatrième classe.