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Coût de l'énergie: Grégory Doucet n'exclut pas une hausse de la taxe foncière

BFM Lyon Gauthier Hartmann
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Dans une interview au Progrès, le maire de Lyon a expliqué ne pas exclure cette hypothèse pour faire face à une augmentation de près de 20 millions d'euros de la facture de la ville.

La taxe foncière, un levier pour faire face à la hausse du coût de l'énergie? Dans une interview accordée au Progrès ce dimanche, le maire (EELV) de Lyon Grégory Doucet a évoqué les conséquences de la hausse du prix de l'électricité sur la facture énergétique de la ville. Pour la commune, cette facture va passer de 20,7 millions d'euros à plus de 38 millions d'euros.

"Cela fait partie des hypothèses qui sont sur la table"

Confrontée à un surcoût de près de 20 millions d'euros, la municipalité va devoir trouver de l'argent supplémentaire. Interrogé sur l'éventualité d'augmenter la taxe foncière à Lyon, Grégory Doucet n'a pas fermé la porté à cette option.

"Au début du mandat, j’avais dit que l’on ne s’interdisait rien. À ce moment-là, ce n’était pas nécessaire. Aujourd’hui, cela fait partie des hypothèses qui sont sur la table", a affirmé le maire écologiste.

Cette solution n'est toutefois pas du goût de tous les élus, particulièrement dans les rangs de l'opposition municipale. Le maire (LR) du 2e arrondissement de Lyon a fustigé cette éventualité affirmant que la "hausse des impôts n'est pas envisageable".

"Cette décision serait irresponsable, au moment où les Lyonnais subissent de plein fouet cette crise énergétique'', a estimé Pierre Oliver sur son compte Twitter.

Un plan de sobriété en préparation

Confronté à des factures en hausse, plusieurs grandes villes de France comme Paris, Lille ou encore Nice ont déjà annoncé des mesures de sobriété énergétique pour faire baisser la facture comme la baisse du chauffage ou encore l'extinction de l'éclairage de certains bâtiments.

La municipalité lyonnaise annoncera également dans les prochaines semaines un plan détaillé sur le sujet, après une phase de concertation actuellement en cours.

"J’ai préféré prendre le temps de réunir tout le monde. Il y a eu une première réunion. Mi-octobre, ce sera terminé", assure Grégory Doucet au Progrès.

Pour le moment, une mesure a déjà été prise. L'éclairage des bâtiments publics est désormais limité à trois soirs par semaine. Par ailleurs, l'édile lyonnais a indiqué que pour faire des économies, la fermeture de lieux culturels et sportifs tels que les piscines, les bibliothèques et les musées n'est pas privilégiée.