Lyon: une école se chauffe au biogaz pour limiter le réchauffement climatique

Apprendre à réduire son impact sur le climat dès le plus jeune âge. L'école Simone Signoret, située dans le 8e arrondissement de Lyon, se chauffe en partie au biogaz depuis le 1er janvier dernier. Cette énergie entièrement renouvelable permet de limiter le recours aux énergies fossiles, comme s'est engagée à le faire la ville de Lyon dans les bâtiments publics à partir de ce début d'année.
"On essaye de moins polluer la planète", se réjouit, Ana, élève de CM2 de l'école au micro de BFM Lyon.
Issu de matières organiques
Depuis le 1er janvier, la ville achète environ 25% de sa consommation en énergie en biogaz dans une ferme du département voisin de l'Ain. De quoi chauffer entièrement 40 bâtiments de la ville, dont l'école Simone Signoret.
"Il n'y a pas de tuyau parallèle avec du gaz qui serait 100% renouvelable. Aujourd'hui, ce gaz est mélangé avec le gaz fossile", précise Sylvain Godinot, adjoint au maire délégué à la transition énergétique.
Concernant l'origine de production du gaz utilisé, le biogaz est une énergie verte en effet issue en partie des rejets organiques d'animaux, mais aussi de matières végétales. L'ensemble de ces matières sont ensuite placées dans un environnement sans oxygène pour fermenter: on appelle ça la méthanisation, ce qui permet de produire ce gaz propre.
"Vertueux pour le climat"
Un peu plus cher, de 20% en moyenne, que le gaz naturel, il est cependant "moins cher que le nucléaire", rappelle auprès de BFM Lyon le maire de Lyon (EELV) Grégory Doucet.
"On a vraiment intérêt à développer cette filière, elle est vertueuse pour le climat et pour notre indépendance énergétique", appelle-t-il.
Le choix d'avoir recours au biogaz dans les bâtiments publics lyonnais s'inscrit dans le cadre du plan Lyon 2030 visant à la neutralité carbone de la ville.













