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Ukraine: Macron veut un "dialogue exigeant avec la Russie" et assurer "la sécurité" de l'Europe

BFM Robin Verner , Journaliste BFMTV
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Le monde selon Trump
Emmanuel Macron a évoqué le dossier ukrainien ce mercredi lors de son discours devant les eurodéputés à Strasbourg. Alors que la communauté internationale craint une attaque russe contre l'Ukraine, il a déclaré vouloir bâtir un "ordre de sécurité collective" en Europe, tout en rappelant la nécessité d'échanger avec Vladimir Poutine.

"Ces prochaines semaines doivent nous permettre d'aboutir à une proposition européenne bâtissant un nouvel ordre de sécurité et de stabilité". Alors que la scène internationale bruisse de la crainte d'une offensive russe contre l'Ukraine, Emmanuel Macron a fixé son agenda en faveur de la "sécurité collective" du continent ce mercredi lors de son discours devant le Parlement européen de Strasbourg.

Durant cette prise de parole symbolisant sa prise des fonctions de président du Conseil de l'Union européenne, il a aussi indiqué sa volonté de maintenir un "dialogue exigeant" avec la Russie.

Macron réclame un "réarmement stratégique" de l'Europe

Les menaces russes s'accumulent à la frontière ukrainienne, sur fond de tensions entre Moscou, l'Union européenne, et l'OTAN menée par les Etats-Unis. Prenant la parole devant le Parlement de Strasbourg en tant que président du Conseil de l'UE, Emmanuel Maron ne pouvait les ignorer. "L'Europe doit enfin construire un ordre de sécurité collective sur notre continent", a-t-il lâché en préambule.

Une sécurité qui "nécessite un réarmement stratégique de notre Europe, comme puissance de paix et d'équilibre", a-t-il dépeint. "En particulier dans notre dialogue avec la Russie", a encore ajouté le président français.

Des valeurs communes avec la Russie

Décrivant un dialogue "franc, exigeant face aux déstabilisations, aux ingérences et aux manipulations", il a souligné qu'il comptait l'appuyer sur des "valeurs actées non pas contre mais avec la Russie, il y a maintenant trente ans".

Il les a bientôt listées: "Le rejet du recours à la force, à la menace, à la coercition, le choix libre pour les Etats de participer aux organisations, aux alliances, aux arrangements de sécurité de leur choix, l'inviolabilité des frontières, l'intégrité territoriale des Etats, le rejet des sphères d'influence." "A nous d'en réaffirmer la valeur et d'en sanctionner efficacement la violation".

Un appel aux partenaires de l'Europe

Outre l'évocation de ces échanges à venir, Emmanuel Macron a précisé la méthode qu'il compte employer pour harmoniser les positions des uns et des autres et arrêter les propositions communes: "C'est pourquoi nous continuerons avec l'Allemagne, dans le cadre du format Normandie, à rechercher une solution politique au conflit en Ukraine." Le chef de l'Etat a poursuivi, sadressant aux députés européens qui lui faisaient face:

"Votre soutien est nécessaire pour appuyer nos efforts. C'est pourquoi aussi nous veillerons à ce que l'Europe fasse entendre sa voix, unique et forte, sur la question des armements stratégiques, de la maîtrise des armements conventionnels, de la transparence des activités militaires et du respect de la souveraineté de tous les Etats européens."

En conclusion, il a donc posé: "Ces prochaines semaines doivent nous permettre d'aboutir à une proposition européenne bâtissant un nouvel ordre de sécurité et de stabilité. Nous devons le construire entre Européens puis le partager avec nos alliés dans le cadre de l'OTAN et ensuite le proposer à la négociation à la Russie".