BFM

Ukraine: Berlin voit la main de Moscou aux groupes armés

BFM La rédaction
A Slaviansk, des membres de milices pro-russes gardent une barricade, le 13 avril 2014

A Slaviansk, des membres de milices pro-russes gardent une barricade, le 13 avril 2014 - -

Télécharger la nouvelle application BFM
Le monde selon Trump
Le gouvernement allemand est aussi "inquiet" de l'aggravation de la situation dans l'est de l'Ukraine.

Le gouvernement allemand a estimé lundi qu'il y avait "de nombreux signes" d'un soutien de Moscou aux groupes armés opérant en Ukraine.

"Il y a de nombreux signes que dans l'est de l'Ukraine des groupes armés actifs reçoivent le soutien de la Russie", a assuré la porte-parole adjointe du gouvernement, Christiane Wirtz, alors que les insurgés armés pro-russes tenaient toujours tête au gouvernement pro-européen lundi dans l'est de l'Ukraine, plus que jamais menacée d'éclatement.

"Quand on voit le comportement, les uniformes et les armes portés par quelques-uns de ces groupes, il ne peut pas vraiment s'agir de groupes de défense de citoyens qui se sont auto-créés", a ajouté la porte-parole. "Le gouvernement allemand est inquiet de la nouvelle aggravation de la situation dans l'est de l'Ukraine", a-t-elle en outre martelé au cours d'une conférence de presse régulière.

"Responsabilité particulière" de la Russie

"Nous estimons donc que la Russie a une responsabilité particulière pour éviter une nouvelle escalade et pour contribuer à une stabilisation de la situation en Ukraine", a-t-elle également indiqué.

"Un retrait des troupes déployées à la frontière ukrainienne, une diminution des prix du gaz et un langage retenu en font également partie", a-t-elle encore souligné.

La porte-parole a également indiqué que la chancelière Angela Merkel, actuellement en vacances en Italie, avait eu un entretien téléphonique lundi matin avec le Premier ministre britannique David Cameron.

A Luxembourg, le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, a souhaité lundi que l'Union européenne durcisse ses sanctions contre la Russie et M. Hague veut essayer de convaincre ses homologues européens réunis à Luxembourg.