Syrie: Assad exclut une trêve à Wadi Barada, les combats continuent

Un immeuble détruit après une attaque de Daesh en Syrie - HO / SANA / AFP
"Le rôle de l'armée syrienne est de libérer ce secteur afin d'empêcher les terroristes d'user de l'arme de l'eau pour faire suffoquer la capitale", a-t-il déclaré dans un entretien à des médias français.
Depuis le 20 décembre, les troupes du régime et son allié le Hezbollah chiite libanais mènent une offensive pour déloger les rebelles de Wadi Barada, à 15 km de Damas, et reprendre les principales sources d'approvisionnement en eau de la capitale.
Violents combats
Selon M. Assad, le cessez-le-feu parrainé par la Russie et la Turquie, entré en vigueur le 30 décembre, "est violé car les terroristes occupent la principale source d'eau de Damas, privant plus de cinq millions de civils d'eau depuis trois semaines".
En outre, a-t-il estimé, "le cessez-le-feu n'inclut ni Daesh, ni Fatah al-Cham, et le secteur (de Wadi Barada) où les combats se déroulent pour le libérer, est occupé par al-Nosra". "Donc il ne fait pas partie du cessez-le-feu", a-t-il dit. Lundi matin, de violents combats sur plusieurs axes à Wadi Barada opposaient les forces du régime et des combattants du Hezbollah aux rebelles, avec une minorité de combattants de Fateh al-Cham, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH)).
Guerre de l'eau
Dimanche, deux civils ont été tués par les forces du régime, qui ont mené une dizaines de raids et des bombardements d''artillerie après l'échec des négociations pour la réparation de la station de pompage d'Ain al Fijé, selon la même source.
Le régime accuse les rebelles de "contaminer au diesel" les réserves d'eau, ce que nient les insurgés, qui assurent que les infrastructures ont été détruites par les bombardements du régime.













