Près de 500 morts dans les intempéries au Brésil

A Teresopolis, une ville située à une centaine de kilomètres au nord-est de Rio de Janeiro. Au moins 375 personnes sont mortes dans la région Serrana, une zone montagneuse du sud-ouest du Brésil à la suite d'inondations et glissements de terrain provoqués - -
Des torrents de boue ont semé la dévastation dans la région montagneuse de Serrana, à une centaine de kilomètres au nord de Rio de Janeiro, détruisant des dizaines de maisons et ensevelissant des familles entières pendant leur sommeil.
Depuis mardi, il est tombé sur la région l'équivalent d'un mois de pluie. « Dans certains coins, on dirait qu'il y a eu un tremblement de terre. Trois ou quatre quartiers sont complètement détruits (...), toutes les routes et tous les ponts ont disparu », a dit Jorge Mario, maire de Teresopolis, où 158 personnes ont trouvé la mort. Dans toute la région, on dénombre 375 morts. Treize personnes ont par ailleurs péri dans l'Etat de Sao Paulo. Au total, on dénombrait vendredi matin au moins 500 morts.
Certaines scènes de sauvetage, relayées par la télévision brésilienne, témoignaient de la violence du phénomène.
UN BÉBÉ DE SIX MOIS SORTI DES DÉCOMBRES
Plus de 13.500 personnes sont sans abri, a précisé la Défense civile. Deux hélicoptères de la marine participent aux secours et un hôpital de campagne est en cours d'acheminement. La zone la plus durement touchée est celle de Nova Friburgo, une localité rurale fondée au début du XIXe siècle par des immigrants suisses et allemands, où il y a eu 168 morts. Dans le centre-ville de Teresopolis, faute de place dans la morgue, des dizaines de corps sont alignés devant un commissariat, en attente d'identification. Ils sont ensuite portés dans une église voisine.
« J'ai vu des gens avec dans les bras des enfants morts enveloppés dans des couvertures. D'autres marchent au hasard dans les rues, en larmes », raconte Vinicius Bittencourt, un chauffeur de taxi. A Petropolis, qui servait de résidence d'été à la famille impériale au XIXe siècle, on compte 36 morts, et 13 autres à Sumidouro, dans la même région. Un bébé de six mois a été retiré vivant des ruines d'une maison. En janvier 2010, des glissements de terrain avaient fait une soixantaine de morts dans la station balnéaire d'Angra dos Reis. En avril dernier, le même phénomène avait tué 180 personnes dans les favelas de Rio.













