Piment d'Espelette, surf, danses basques...: le G7 parallèle des conjointes de chefs d'Etat

Les conjointes de chefs d'Etat assistent à un spectacle de danse basque, le 25 août à Cambo-les-Bains. - Thomas Samson - AFP
Ce dimanche, en marge du sommet du G7 qui se tient depuis ce samedi à Biarritz, l'ancienne ministre de l'environnement Ségolène Royal s'est fendue d'un tweet incendiaire, dans lequel elle se plaignait du manque de représentation féminin parmi les grands de ce monde.
"Où sont les femmes? Merci Angela d’être là. Le monde n’irait pas mieux si la moitié de l’humanité n’était pas éliminée? Plus harmonieux, plus efficace et plus de valeurs humaines avant certains rapports de force typiquement masculin?", avait-elle écrit.
Vitrine pour le Pays-Basque
Il faut dire que depuis le début du G7, les femmes, dont la plupart sont les conjointes des présidents invités, occupent un rôle plus secondaire, en parallèle du sommet.
"Elles accompagnent leurs maris, ou ils accompagnent leurs épouses, et d’ailleurs le mari d’Angela Merkel n’est pas présent, ce qui fait qu’il n’y a que des femmes aux côtés de Brigitte Macron. C’est un programme parallèle organisé par la Première dame, hier c’était la découverte du Pays Basque, elles ont goûté du gâteau basque, des vins, on a vu des danses traditionnelles, le piment d’Espelette évidemment", détaille Jérémy Brossard, rédacteur en chef adjoint du service politique de BFMTV.

Ce lundi, les premières dames étaient de nouveau réunies pour une nouvelle découverte, iconique du Pays-Basque, celle du surf. Réunies sur une plage de Biarritz, ces dernières ont pu s'entretenir, après avoir assisté à une démonstration, avec plusieurs champions de France et d'Europe de ce sport qui trouve ses racines dans le Sud-ouest de la France.

Portée politique?
Pourtant, malgré la teneur "légère" de ce programme parallèle, la rencontre entre les conjointes a une utilité, et même une portée politique. Ainsi, ce lundi, lors de la rencontre avec les surfeurs basques, les premières dames ont également rencontré des associations locales qui militent pour la préservation de l'écologie locale.
"Brigitte Macron a fait plusieurs déplacements au préalable au Pays-Basque pour rencontrer des associations Il y a un message politique qui peut ensuite remonter jusqu’aux conjoints", détaille encore Jérémy Brossard.
A Guéthary, à quelques kilomètres de là, 350 surfeurs s'étaient également réunis afin de protester contre la destruction de l'écosystème local. Là, ils ont pu s'entretenir avec la ministre des Transports Élisabeth Borne, qui devrait elle-aussi faire remonter le message.
En plus de cette portée politique, ce travail de "représentation" réalisé par les conjointes, donne "vitrine incroyable" à la région conclut Jérémy Brossard.













