Paris veut construire avec Moscou "une confiance réciproque qui implique de régler des différends"
Au lendemain de son discours commun avec Vladimir Poutine à Saint-Pétersbourg, Emmanuel Macron a pris à nouveau la parole ce vendredi en fin de journée. Répondant aux questions des journalistes, il a notamment abordé la question des relations avec la Russie, alors que s'achève sa visite dans le pays. Jeudi, les deux chefs d'Etat ont dit avoir trouvé un terrain d'entente sur l'Iran, estimant que la priorité était de maintenir à tout prix l'accord actuel sur le nucléaire, qui date de 2015. Une harmonie récente, que certains accusent d'être stratégique de la part du dirigeant russe.
"Est-ce que c’est une stratégie de la part du président Poutine dans un contexte de tensions? Je ne saurais pas vous le dire. Mais moi je sais que le choix que je fais n’est pas tactique, c’est un choix profond. Je crois à la souveraineté, nationale et européenne, je crois à la coopération et je crois au multilatéralisme", a déclaré le chef de l'Etat, dont les mots ont démontré un changement de ton à l'égard de Moscou.
"Il y a eu des malentendus"
"Est-ce un tournant? En tout cas c’est un échange, une visite, qui chercher à élaborer quelque chose de solide", a-t-il aussi estimé.
"Il y a eu des malentendus, si je regarde les 10 dernières années, un écartement s’est fait. Mon souhait c’est qu’on arrive à nouveau à converger, qu’on sache définir des règles de vie commune", a poursuivi Emmanuel Macron, expliquant que Paris souhaitait trouver avec Moscou "une confiance réciproque qui implique de régler des différends", comme celui sur l'Urkaine, et que nous avions "besoin du dialogue avec la Russie".
Au cours de ce déplacement, le chef de l'Etat a également accordé une interview à BFMTV, diffusée ce vendredi soir à 19 heures.













