BFM

Les Suisses rejettent la limitation de la libre-circulation avec l'Union européenne

BFM H.G. avec AFP
Une affiche de campagne appelant à voter pour la limitation de l'immigration des ressortissants de l'Union européenne

Une affiche de campagne appelant à voter pour la limitation de l'immigration des ressortissants de l'Union européenne - Fabrice Coffrini

Télécharger la nouvelle application BFM
Le monde selon Trump
La proposition de l'UDC, le premier parti helvétique, visait à mettre un terme à la libre circulation des travailleurs européens en Suisse et à rétablir des quotas pour réguler l'immigration.

Les Suisses ont dit non à une large majorité dimanche à une initiative de la droite populiste qui aurait limité l'immigration des ressortissants de l'Union européenne, selon les projections publiées peu après la clôture des bureaux de vote.

Selon l'institut de sondage gfs-Bern, les électeurs ont rejeté à 63% l'initiative dite de limitation lancée par l'UDC, le premier parti du pays mais à laquelle s'opposaient l'ensemble des autres forces politiques ainsi que le monde économique.

Ils auraient dû se prononcer sur la question européenne en mai, mais le gouvernement avait reporté le vote car les mesures de restrictions mises en place face à la pandémie de coronavirus ont empêché les partis de mener campagne.

Front commun face à la droite populiste

L'initiative de l'UDC, qui estime que la Suisse "subit une immigration incontrôlée et démesurée" et que les "emplois sont menacés", vise à résilier l'Accord sur la libre-circulation des personnes (ALCP) signé en 1999 avec l'Union européenne.

L'UDC, parti résolument antieuropéen et dont les affiches aux relents xénophobes font régulièrement polémique, a mené sa campagne avec le slogan "Trop, c'est trop", accompagné d'une affiche représentant le lourd fessier d'un Européen qui écrase la Suisse en s'asseyant dessus. Mais, plus que jamais, l'UDC a fait cavalier seul pendant la campagne.

Gouvernement, parlement, syndicats, patronat, partis... tous ont appelé à faire front face à la droite populiste, rappelant que l'UE reste le principal partenaire commercial de la Suisse et que des pans entiers de l'économie, en particulier dans les régions frontalières, dépendent de la main d'oeuvre européenne.