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"Le Groenland appartient à son peuple": Emmanuel Macron s'oppose au projet de Donald Trump d'annexer ce territoire

BFM Tao Chardel
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Le monde selon Trump
Emmanuel Macron et le gouvernement français ont réagi à la nouvelle déclaration de Donald Trump concernant le Groenland, que ce dernier souhaite intégrer aux États-Unis. Le président de la République s’y oppose toujours fermement.

"J'associe ma voix à celle des Européens pour exprimer notre pleine solidarité", la réaction d'Emmanuel Macron n'aura pas tardé. Quelques heures après la prise de parole de Donald Trump, ce lundi 22 décembre, qui a de nouveau affirmé le "besoin" des États-Unis de prendre le contrôle du Groenland pour assurer la "sécurité nationale", le président de la République s’est rangé du côté de la fermeté européenne sur le sujet

"À Nuuk (lors de son déplacement en juin 2025), j'avais réarffirmé le soutien de la France à la souveraineté et à l'intégrité territoriale du Danemark et du Groenland", explique-t-il dans une publication sur X.

"Le Groenland appartient à son peuple. Le Danemark en est le garant", martèle Emmanuel Macron.

Trump face à l'Europe

Cette déclaration du chef de l'État intervient alors que Donald Trump tente de faire pression sur le Danemark pour obtenir la cession de ce territoire stratégique de 2 millions de kilomètres carrés, riche en ressources précieuses comme les terres rares, utilisées pour la production de batteries.

Le 45e et 47e président des États-Unis a en effet désigné un envoyé spécial, ce lundi 22 décembre, le gouverneur de Louisiane Jeff Landry, pour obtenir la région autonome, qu'il menace régulièrement d'annexer. "Merci Donald Trump !", Jeff Landry sur les réseaux sociaux. "C'est un honneur de vous servir en tant que bénévole pour faire du Groenland une partie des États-Unis."

Une déclaration que Jean-Noël Barrot a rapidement dénoncé:

"Le Groenland appartient aux Groenlandais. Le Groenland est un territoire européen", a rappelé le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, en réponse à la publication du gouverneur de Louisiane.

"On ne peut pas annexer un autre pays. Pas même en invoquant la sécurité internationale", ont souligné le Premier ministre du Groenland, Jens-Frederik Nielsen, et la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, dans un déclaration commune. Ils ajoutent attendre "le respect de notre intégrité territoriale commune".

Derrière ces nouveaux agissements de l'administration Trump, c'est toute le Vieux Continent qui se range derrière les intérêts du Groenland et Copenhague.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, Antonio Costa, ont notamment rappelé sur les réseaux sociaux que "l'intégrité territoriale et la souveraineté sont des principes fondamentaux du droit international".

En janvier, 85% des Groenlandais s'étaient dits opposés à une future appartenance aux États-Unis, selon un sondage publié dans le quotidien groenlandais Sermitsiaq. Seuls 6% y étaient favorables.