Grèce: les réfugiés qui affluent sont contraints de faire demi-tour

Les réfugiés contraints de faire demi-tour à leur arrivée en Grèce. - BFMTV
Sur l’île grecque de Lesbos, les expulsions de réfugiés vers la Turquie ont commencé lundi et se poursuivent ce mardi. L'accord controversé conclu le 18 mars entre Ankara et l'Union européenne est donc bien entré en vigueur: plus de 200 personnes ont déjà été renvoyées des îles grecques vers la Turquie. Pour autant, alors que certains sont contraints de rebrousser chemin, d’autres affluent toujours. Rien ne semble les décourager.
"La Turquie n’est pas un pays sûr", affirme même Ilham, une réfugiée afghane.
Rien à perdre à tenter
Le long du littoral grec, les volontaires scrutent l’horizon. Jumelles à la main, ils cherchent les canots pneumatiques et viennent en aide aux migrants en détresse. Ce lundi, une cinquantaine de personnes ont été sauvées en mer alors qu'elles risquaient leur vie pour rejoindre la Grèce, malgré la menace bien réelle d'une expulsion.
"Ce qu'ils ont fui dans leur pays est si terrible que pour eux, ça vaut le coup de continuer à tenter leur chance ici. J'ai vu un Syrien de 23 ans, sa famille est déjà arrivée à Athènes. Son objectif, c'est de les rejoindre", témoigne Zarah, une bénévole.
L'accord est vivement critiqué par les ONG, qui considèrent notamment que la Turquie ne peut pas être considérée comme un Etat sans danger pour les réfugiés syriens.
Amnesty International accuse même Ankara de forcer illégalement chaque jour une centaine de réfugiés syriens à retourner dans leur pays ravagé par la guerre, ce que le gouvernement turc a catégoriquement démenti.













