États-Unis: polémique après un baiser d'un candidat démocrate avec son mari

Pete Buttigieg - Don Emmert - AFP
Dimanche passé, l'étoile montante du parti démocrate Pete Buttigieg a officiellement lancé sa candidature à l'investiture démocrate pour l'élection américaine de 2020.
Au cours de ce meeting, qui se tenait dans sa ville natale de South Bend, dans l'Indiana, le jeune maire ouvertement gay de cette ville moyenne des bassins industriels américains, a publiquement embrassé son compagnon, Chasten Buttigieg. Un fait inimaginable il y a encore quelques années dans cette partie du pays, empreinte d'un profond puritanisme.
"Ce n'était pas seulement un public jeune. J'ai 62 ans, et je ne pensais pas voir ce genre de chose de mon vivant", explique l'ancien maire de South Bend auprès du média Mashable. De manière générale, ce baiser a été très largement repris par la presse américaine, divisée.
Mike Pence et la "foi chrétienne"
Côté politique, l'étreinte n'a pas non plus laissé indifférent. En début de semaine, le vice-président du pays, Mike Pence, a également réagi dans les médias. "J'espère que Pete Buttigieg a plus a offrir aux Américains qu'une attaque contre notre foi chrétienne", a-t-il souligne lors d'une interview accordée à CNN.
Les deux hommes ont travaillé ensemble alors que Mike Pence était gouverneur de l'Indiana. "Je le considérais comme un ami, et je n'ai pas de problèmes avec lui", assure-t-il, avant d'explique qu'étant extrêmement croyant, il tirait sa "vérité de la parole de Dieu."
"Pas de problème avec la religion"
De son côté, Pete Buttigieg est, plus tard dans la semaine, revenu sur la polémique. Invité dans l'émission d'Ellen DeGeneres, ce dernier a expliqué "ne pas critiquer la foi, mais les mauvaises politiques."
"Je n'ai pas de problème avec la religion, je suis aussi religieux. J'ai un problème avec l'utilisation de la religion comme justification pour faire du mal aux gens, en particulier dans la communauté LGBTQ."
A 37 ans, ce millennial diplômé d'Harvard, aux positions progressistes, qui a servi en Afghanistan, avait également annoncé, lors de la réunion publique à South Bend, sa ville, son ambition: déloger Donald Trump de la Maison Blanche.













