Etat islamique: Washington et Londres en première ligne

Le président américain Barack Obama en Estonie, le 3 septembre 2014. - Saul Loeb - AFP
Dénonçant "un acte de violence horrible" après la diffusion par l'EI d'une vidéo montrant la décapitation d'un deuxième journaliste américain, Barack Obama a assuré devant la presse à Tallinn, en Estonie, que l'objectif des Etats-Unis était que l'EI "ne soit plus une menace" pour la région. Mais il a souligné que cela prendrait du temps et ne pouvait se faire qu'en lien étroit avec des partenaires dans la région.
La Maison Blanche avait annoncé un peu plus tôt que la vidéo de la décapitation du journaliste américain Steven Sotloff, diffusée mardi par les jihadistes de l'Etat islamique, est "authentique".
Réunion de crise au Royaume-Uni
De son côté, le Premier ministre britannique, David Cameron, a convoqué mercredi matin une réunion interministérielle de crise alors qu'un otage britannique est également menacé de mort par EI.
David Cameron avait dès mardi soir qualifié d'"absolument écoeurante et ignoble" la vidéo de l'otage américain et assuré que Londres travaillait "dur pour assurer la sécurité des citoyens britanniques et nous allons continuer à faire tout ce que nous pouvons pour protéger notre pays et notre population de ces terroristes barbares".
De fait Londres rejoint Washington en première ligne dans la lutte contre l'EI et se réserve le droit d'user de "toutes les options disponibles", a dit le ministre des Affaires étrangères Philip Hammond, à l'issue de la réunion interministérielle. "Si nous estimons que des frappes aériennes peuvent être bénéfiques (...) alors nous les envisagerons certainement, mais nous n'avons pas encore pris de décision à ce stade", a-t-il ajouté.













