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Corée du Nord: 99,99% de participation aux législatives selon les chiffres officiels

BFM Hugo Septier avec AFP
Kim Jong-Un lors de sa déclaration du Nouvel An, le 1er janvier 2018 en Corée du Nord

Kim Jong-Un lors de sa déclaration du Nouvel An, le 1er janvier 2018 en Corée du Nord - KCNA VIA KNS / AFP

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Le monde selon Trump
Un score qui surpasse les 99,97% du dernier scrutin législatif, qui date de 2014.

Quelques jours après la clôture du sommet d'Hanoï où Donald Trump et Kim Jong Un ne sont pas parvenus à un accord sur la dénucléarisation de la Corée du Nord, les électeurs du nord de la péninsule étaient appelés aux urnes ce dimanche dans le cadre d'élections législatives. 

Et comme le rapporte l'agence officielle KCNA, la participation a grimpé jusqu'à 99,99%, un score qui surpasse les 99,97% du dernier scrutin législatif, qui date de 2014. 

Sans surprise, c'est la formation de Kim Jong Un, le Parti des travailleurs, qui l'a emporté. Elle dirige d'une main de fer la République populaire démocratique de Corée (RPDC), nom officiel du pays reclus armé de la bombe atomique.

Pour cette élection, il n'y a qu'un seul candidat par circonscription, dûment approuvé au préalable, si bien que le résultat ne fait jamais de doute. 

"Rite" plus qu'un vote 

Cette année, le taux de participation a frôlé les 100%, seuls les électeurs "se trouvant à l'étranger ou travaillant en mer" n'ayant pu prendre part au vote, encore souligné l'agence officielle KCNA.

Comme en 2014, chacun des 687 candidats a obtenu 100% des voix.

"Tous les électeurs ont participé comme un seul homme à ce scrutin qui cimente le pouvoir d'un peuple aussi solide qu'un roc", a ajouté l'agence, qui cite un rapport publié par le Comité électoral central. 
"Cent pour cent d'entre eux ont voté en faveur des candidats à la députation à l'ASP enregistrés dans les circonscriptions pertinentes".

Une liste précise des candidats n'était pas disponible. Mais la soeur de l'homme fort de Pyongyang et proche collaboratrice Kim Yo Jong figure parmi les nouveaux élus, selon l'agence sud-coréenne Yonhap. 

En l'absence totale de compétition électorale, les analystes estiment que l'exercice tient lieu de rite qui permet aux autorités de revendiquer un mandat populaire.