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Brésil: le face-à-face des gangs rivaux continue dans une prison

BFM G.D. avec AFP
Des prisonniers lors d'une émeute à la prison d'Alcacuz, le 18 janvier 2017 au Brésil

Des prisonniers lors d'une émeute à la prison d'Alcacuz, le 18 janvier 2017 au Brésil - ANDRESSA ANHOLETE, AFP

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La situation reste instable au sein de la prison de Natal au nord-est du Brésil, où des affrontements entre détenus ont fait 26 morts. Deux gangs s'opposent pour le contrôle du trafic de drogue.

Les autorités brésiliennes n'avaient toujours pas repris le contrôle mercredi matin de la prison où 26 détenus ont été massacrés ce week-end.

Pendant la nuit, les deux camps ont continué à se faire face dans cet établissement près de Natal (nord-est), retranchés derrière des barricades de fortune et séparés par une simple cour intérieure d'une cinquantaine de mètres, comme le montrent les images de l'AFPTV.

Ils ont allumé de grands feux, ont poussé des cris de guerre, mais l'affrontement qui aurait pu tourner au bain de sang n'a pas eu lieu.

Des prisonniers sur le toit de la prison d'Alcacuz, lors d'une émeute le 18 janvier 2017 au Brésil
Des prisonniers sur le toit de la prison d'Alcacuz, lors d'une émeute le 18 janvier 2017 au Brésil © ANDRESSA ANHOLETE, AFP

130 morts depuis le début de l'année

La guerre sans merci pour le contrôle du trafic de cocaïne , qui a déjà fait plus de 130 morts au Brésil depuis le début de l'année, met aux prises le puissant PCC (Premier commando de la capitale), de Sao Paulo, au Comamndo Vermelho (CV), basé à Rio de Janeiro, et à ses alliés.

À Natal, le "Syndicat du crime RN", allié au CV, a tenté mardi d'attaquer le quartier où sont confinés les membres du PCC.

Séparer les différents gangs

Un bus est arrivé vers mercredi matin à l'entrée de la prison d'Alcaçuz, escorté de véhicules de la police d'élite. Il devrait être utilisé pour le transfert de détenus

"Nous voulons que ceux du PCC aillent dans un autre État. Nous n'arrêterons pas tant qu'ils (les autorités) ne les enlèveront pas d'ici", a expliqué un détenu par téléphone à l'AFP.

Dans la nuit de samedi à dimanche, les factions rivales étaient parvenues à sortir des quartiers séparés où elles étaient confinées pour s'affronter sauvagement. La plupart des 26 personnes tuées ont été décapitées.