La loi sur les ascenseurs respectera son calendrier

Les ascenseurs seront-ils prêts pour la deuxième phase des travaux ? - Damien Fournier
La mise en service des ascenseurs prend son temps. Mais pas plus. Le gouvernement indique aujourd’hui qu’il respectera les délais prévus par la loi SAE. Celle-ci a institué trois paliers de mise en conformité, à travers 17 dispositifs de sécurité. Le premier, arrivé à échéance le 31 décembre 2010, instaure un dispositif visant à éviter les accidents les plus graves via l’installation, notamment, d’un système de grillage de gaine sur la hauteur pour éviter les chutes mortelles. Le second, à la date du 3 juillet 2013, concerne les accidents les plus fréquents. Pour Benoist Apparu, secrétaire d’Etat au Logement, « ces mesures de sécurité sont indispensables, elles permettent un examen attentif des conditions de sécurité des ascenseurs à la hauteur de la gravité de certaines situations ». Le ministre rappelle ainsi les « trop nombreux drames humains relatifs aux accidents d’ascenseurs, comme la mort en mai 2001 du jeune Fethi Hourri à Clichy-sous-Bois ».
85 % des travaux réalisés
Des retards quant à l’avancée des travaux du premier palier étaient pointés, fin 2010. Selon une enquête menée auprès des ascensoristes et gestionnaires d’immeubles, 85 % des travaux étaient réalisés au 31 décembre 2010, « ce taux de réalisation devrait être porté à 95 % à mi-2011 », indique le secrétaire d’Etat. La deuxième phase montre un taux de réalisation de 50 % environ fin 2010, et de « 17 % pour la troisième échéance », fait par la Fédération des ascenseurs dans un communiqué.
La Fédération des ascenseurs « approuve »
Les ascensoristes approuvent « la décision du gouvernement de ne pas reporter les deux prochaines échéances de travaux de la loi de mise en sécurité ». Selon eux, « la première échéance de travaux a porté ses fruits puisque la profession enregistre une diminution de 2/3 des accidents les plus graves ». Cette loi s’avérait utile, « depuis 2000, 85 % des accidents mortels d’usagers auraient pu être évités avec la loi SAE », précise la fédération.












