Nord: La Madeleine veut installer des radars fixes pour lutter contre les excès de vitesse

À La Madeleine, le constat est sans appel. "Je remarque que les voitures vont quelquefois trop vite par rapport à la vitesse qui est demandée", constate un habitant au micro de BFM Grand Lille.
"Ce sont surtout les gens qui vont au travail qui appuient sur l'accélérateur le matin", croit-il savoir.
Une situation également observée par un autre riverain. "On voit souvent des excès de vitesse, que ce soient des voitures, des camions, des motos, des scooters", fait-il remarquer.
Pour remédier à la situation, pacifier les déplacements en ville et éviter qu'un accident grave ne se produise, la mairie veut donc installer des radars de contrôle de la vitesse sur les grands axes de la commune. Le conseil municipal a voté en juin dernier une procédure de demande d'installation de radars dans la commune. Une évidence pour le maire, Sébastien Leprêtre.
"Pour mieux cohabiter, pour apaiser la situation en ville, il faut se donner des moyens très concrets de diminuer la vitesse des véhicules et surtout de faire respecter la vitesse qui est autorisée. Quoi de mieux qu'un radar automatique en la matière?", argue-t-il.
Un décret dans le courant du mois d'août
Si l'installation de ces radars n'en est pour le moment qu'au stade du projet, elle pourrait être concrétisée grâce à la parution, envisagée pour le courant du mois d'août, d'un décret concernant l'installation d'appareils servant au contrôle des règles de sécurité routière.
Il permettra la mise en application de l'article 53 de la loi du 21 février 2022, relative à la différenciation, la décentralisation, la déconcentration et portant diverses mesures de simplification de l'action publique locale. Il donne aux collectivités territoriales le droit d'installer des radars "sur avis favorable du représentant de l'Etat dans le département et après consultation de la commission départementale de la sécurité routière, sur la base d'une étude d'accidentalité portant sur les sections de route concernées et en tenant compte des appareils de contrôle automatiques déjà installés".
Le projet doit donc d'abord être validé par plusieurs instances dont la Métropole Européenne de Lille et la préfecture. Les emplacements, les dates d'installation et le coût de ces infrastructures sont inconnus pour le moment.













