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Particules fines: alerte pollution à Lyon et dans le nord de l'Isère

BFM V.R.avec AFP
Pollution à Lyon, image d'illustration.

Pollution à Lyon, image d'illustration. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Les déplacements en voiture, les transports routiers de transit et l'usage de tous engins à moteur thermique doivent être "strictement limités".

Un épisode de pollution aux particules fines affectait lundi le bassin lyonnais et le nord de l'Isère, où les autorités ont déclenché le niveau d'alerte, la plus élevée des mises en garde, a annoncé le Centre régional d'information et coordination routières de Rhône-Alpes (CRICR).

Les déplacements en voiture, les transports routiers de transit et l'usage de tous engins à moteur thermique doivent être "strictement limités", souligne le CRICR dans un communiqué. Il enjoint de respecter une vitesse inférieure de 20km/h par rapport à la vitesse maximale autorisée, lorsqu'elle est supérieure à 70km/h.

Lors de tels épisodes de pollution de l'air, il est également recommandé à la population de privilégier les trajets courts, le co-voiturage, et les modes doux de déplacements notamment.

Le site d'Air Rhône-Alpes a rappelé que le brûlage à l'air libre de déchets est aussi "interdit par le règlement sanitaire départemental".

Polluants piégés par l'air chaud

Le niveau d'alerte est déclenché à partir d'une concentration de PM10 (particules au diamètre inférieur à 10 microns) de 80 microgrammes de particules par m3 d'air.

Les pollutions aux PM10, poussières de compositions diverses, sont fréquentes en hiver, avec l'augmentation des émissions liées au chauffage, principalement à bois mais aussi au fioul, et des conditions météorologiques souvent défavorables à la dispersion des polluants.

Elles sont également favorisées par un phénomène dit d'"inversion de température". En situation normale, l'air chaud contenant les polluants tend à s'élever naturellement. Mais quand le sol refroidit fortement pendant la nuit en hiver, les polluants se trouvent piégés sous un effet de "couvercle" d'air chaud.

Asthme, allergies, maladies respiratoires...

Les particules peuvent provoquer de l'asthme, des allergies, des maladies respiratoires ou cardiovasculaires.

Les plus fines d'entre elles (moins de 2,5 microns), qui pénètrent dans les ramifications les plus profondes des voies respiratoires et le sang, ont été classées "cancérogènes certains" par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Un épisode de pollution aux particules touche également l'Ile-de-France depuis mercredi. Il devait se prolonger en début de semaine.

L'ONG Ecologie sans frontière a par ailleurs annoncé son intention de déposer plainte contre X mardi pour "mise en danger d'autrui" pour dénoncer "l'inertie des pouvoirs publics" contre la pollution de l'air.