A quand un durcissement du chômage partiel?

Comment sortir du quoi qu'il en coûte? C'est tout le dilemme du gouvernement. Après plusieurs reports dus à la situation sanitaire, un premier signal était censé être envoyé le 1er mars, l'executif ayant prévu de durcir les règles du chômage partiel classique.
Mais comme l'a confirmé Elisabeth Borne sur BFM Business ce mardi, il n'en sera rien, en tout cas pour encore un mois supplémentaire.
Reste que la perspective d'un débranchage progressif est clairement actée. Actuellement, la règle générale est que le salarié est indemnisé à hauteur de 70% de son salaire brut (84% net) avec un reste en charge de 15% pour les entreprises. A l'avenir, le reste à charge passera à 40% (avec une indemnisation du salarié baissant à 60%).
Les secteurs les plus touchés par la crise (tourisme, culture, sport et loisirs, hôtellerie-restauration, transport... et les activités en dépendant) continueront eux à bénéficier d'une prise en charge à 100%.
Un coût de près de 30 milliards d'euros
Une telle mesure permettrait au gouvernement de franchir un premier pas en recentrant ces aides uniquement sur les secteurs les plus fragiles, ce qui réduirait la facture. Le chomage partiel classique a déjà couté près de 30 milliards d'euros.
Lorsque ce durcissement sera effectif, le gouvernement entend accélérer dans l'adoption des accords d'activité partielle de longue durée (APLD). Ce dispositif autorise une réduction du temps de travail jusqu'à 40% d'heures chômées en moyenne pendant six à 24 mois, sous condition d'un accord d'entreprise ou de branche, validé par l'administration et comprenant des engagements sur l'emploi et la formation.
Elisabeth Borne, indique que "plus de 7000 entreprises se sont emparées de ce dispositif qui protège aujourd'hui plus de 530.000 salariés". Il s'agira à l'avenir de généraliser ces accords dans les branches où l'activité reste difficile.











