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Vaccins: l'UE et Londres assurent travailler à une solution pour régler leur différend

BFM Business T.L avec AFP
Londres et Bruxelles veulent apaiser les tensions autour des livraisons de doses

Londres et Bruxelles veulent apaiser les tensions autour des livraisons de doses - Daniel LEAL-OLIVAS © 2019 AFP

"Nous travaillons sur des mesures spécifiques que nous pouvons faire, à court, moyen et long terme, pour arriver à une situation mutuellement bénéfique" ont indiqué Londres et Bruxelles dans un communiqué commun.

L'UE et la Grande-Bretagne, en désaccord sur la gestion des stocks de vaccins produits en Europe par le groupe anglo-suédois AstraZeneca, ont assuré mercredi leur intention de régler cet important litige par la négociation.

Face à "une très grave situation épidémiologique", l'UE "continue d'exporter des volumes importants vers des pays" produisant leurs propres vaccins ou ayant déjà largement vacciné leur population, a d'abord regretté mercredi le vice-président de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis.

Il faisait allusion au fait que l'UE a exporté quelque 10 millions de doses, tous vaccins confondus, vers le Royaume-Uni mais n'a reçu en retour aucune dose produite outre-Manche, alors que le contrat signé par AstraZeneca prévoyait la livraison de doses provenant de deux usines britanniques.

L'entreprise avait expliqué que son contrat avec Londres l'obligeait à honorer en priorité les commandes britanniques.

L'UE "exporte à grande échelle" mais "les routes doivent être empruntées dans les deux sens", a averti la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen.

Face à cette situation, l'exécutif européen "a donc adopté deux ajustements au mécanisme actuel" de contrôle des exportations pour "résoudre ces déséquilibres" et pour "garantir" les approvisionnements des Vingt-Sept, a annoncé M. Dombrovskis.

Situation mutuellement bénéfique

Ces mesures ont immédiatement été dénoncées par le Premier ministre britannique Boris Johnson a mis en garde contre les conséquences en termes d'investissements de "blocus arbitraires" de vaccins anti-Covid.

"Je pense que les blocus des vaccins ou des ingrédients pour vaccins constituent un sujet sensible", a insisté Boris Johnson, soulignant que les vaccins étaient le fruit d'une "coopération internationale".

Des tractations entre Bruxelles et Londres ont été entamées, qui ont abouti mercredi à une annonce commune : l'UE et les autorités anglaises ont fait savoir qu'elles travaillaient à trouver une solution "mutuellement bénéfique" pour résoudre ces tensions.

"Etant donné nos interdépendances" dans la production de vaccins, "nous travaillons sur des mesures spécifiques que nous pouvons faire, à court, moyen et long terme, pour arriver à une situation mutuellement bénéfique et accroître l'approvisionnement en vaccins pour nos citoyens", ont indiqué Londres et Bruxelles dans un communiqué commun.