Pass sanitaire: "150 à 200 centres commerciaux" seront concernés

Un nouveau tour de vis face à la hausse du nombre de contaminations. Le pass sanitaire sera désormais obligatoire dans les centres commerciaux de plus de 20.000 m² dans tous les départements où le taux d'incidence dépasse les 200 pour 100.000 habitants.
"C'est une opération difficile à mettre en place et qui est coûteuse. Aujourd'hui il y a environ 40 départements en France où le taux d'incidence dépasse 200. Ce sont en général des départements […] où les centres commerciaux sont assez nombreux. On estime qu'il y a environ 150 à 200 centres commerciaux qui vont être impactés par cette mesure", a réagi ce jeudi matin Gontran Thüring, délégué général du Conseil national des centres commerciaux (CNCC), sur BFMTV.
"Il va falloir recruter des agents de sécurité, plusieurs milliers d'entre eux en plein mois d'août, pour assurer ces contrôles. Par ailleurs, les centres commerciaux ne sont pas du tout sur la même échelle que les boîtes de nuit ou les restaurants: les plus grands centres reçoivent 40.000 à 50.000 visiteurs par jour", poursuit Gontran Thüring.
Interrogé par l'AFP, ce dernier estime que la mise en place du pass sanitaire reviendra à un coût de "30.000 euros par mois et par porte d'entrée de chaque centre".
"Le risque est la constitution de files d'attente très longues […] et on a un risque également d'incivilités, voire de violences éventuelles, par rapport à des personnes à qui on refuserait l'accès au centre commercial", a-t-il poursuivi.
Magasins de première nécessité
D'autant que les magasins de première nécessité, supermarchés et hypermarchés, devront rester accessibles sans pass sanitaire.
"Il y a aujourd'hui une ambiguïté qui n'a pas été levée ni par la loi ni par le décret et sans doute pas par les arrêtés préfectoraux. S'il fallait laisser l'accès libre aux surfaces alimentaires et aux pharmacies, c'est un problème pratique qui est insoluble", a souligné Gontran Thüring.
"Les consommateurs fréquentent généralement à la fois les surfaces alimentaires et la galerie marchande. Dans les faits c'est impossible de 'trier' les consommateurs", résume-t-il.











