La colère monte chez les autoentrepreneurs

Le statut d'autoentrepreneur a enregisté 576.000 immatriculations en plus en 2019 - pixabay
Les annonces du gouvernement élargissant l'accès au fonds de solidarité n'ont pas convaincu les autoentrepreneurs qui estiment être toujours exclus du dispositif.
"Le problème, c'est pour ceux qui ne font que 40% à 50% de leur chiffre d'affaires. Il faut leur donner un petit coup de pouce pour redémarrer", estime le président de l'Union des auto-entrepreneurs (UAE) François Hurel à l'AFP.
Rappelons que le gouvernement a annoncé mardi qu'une trentaine de nouvelles professions allait bénéficier du fonds de solidarité jusqu'à 10.000 euros. Dans tous ces métiers, pourront y prétendre ceux dont l'activité est fermée ou qui ont une baisse de chiffre d'affaires d'au moins 70%.
Dans un communiqué, la Fédération nationale des autoentrepreneurs (FNAE) estiment que des milliers d'autoentrepreneurs "se trouvent désormais au bord de la faillite".
9% des autoentrepreneurs bénéficient du fonds de solidarité
"Si les pouvoirs publics ne réagissent pas, les défaillances d’entreprises seront très importantes sur la fin 2020 et début 2021. Certes, les aides offertes au printemps ont permis de maintenir à flot de nombreuses structures, mais le redémarrage ne s’est pas fait dans les conditions espérées: 69% des micro-entrepreneurs ont repris avec un niveau d’activité faible ne leur permettant ni de survivre à court terme, ni même de faire face aux cotisations appelées dans les mois qui viennent", s'alarme Grégoire Lelclerc, président de la fédération.
Et de préciser que seulement 9% des autoentrepreneurs bénéficient du fonds "quand 67% sont en dessous de la barre des 50% de chiffre d’affaire habituel et que 69% estiment en avoir besoin".
800.000 auto-entrepreneurs sont aujourd'hui privés du fonds de solidarité et ce, depuis le 1er juillet. Des milliers d'indépendants se trouvent désormais au bord de la faillite, ajoute la FNAE.
La Fédération estime que 250.000 micro-entreprises pourraient disparaître à court terme si le fonds de solidarité n’est pas ré-ouvert à toutes les activités, avec effet rétroactif au 1er septembre.
La FNAE demande une aide dégressive de 1.500 euros en octobre, 1.000 en novembre et 500 en décembre, tous secteurs confondus, à condition d'avoir une baisse de chiffre d'affaires de 50%. Une proposition qu'il a chiffrée à un coût de 300 à 400 millions d'euros pour l'Etat.











