"Les difficultés d'accès pénalisent le commerce", affirme le directeur des Galeries Lafayette Paris Haussmann

A Paris, Noël se prépare. Mercredi 17 novembre à 18 heures, le sapin de 4 tonnes qui trônera sous la coupole des Galeries Lafayette Paris Haussmann sera dévoilé au public. Comme chaque année, l'enseigne a décoré ses 24 vitrines. C'est une tradition parisienne. Mais tout ne sera pas comme d'habitude. Alexandre Liot, directeur des Galeries Lafayette Paris Haussmann, scrute avec attention cette nouvelle saison et s'interroge sur la fréquentation.
Le magasin accueille habituellement deux millions de clients et deux autres millions de personnes venus découvrir les animations. Cette année, les contraintes sanitaires, mais surtout la difficulté d'accès dans Paris en voiture inquiète la direction du grand magasin.
On est attentif, et inquiet parfois en fonction des échanges qu'on peut avoir avec la Ville de Paris et les autorités. La mobilité est un vrai sujet qu'on regarde avec attention. Sans vision globale, ça pourrait devenir compliqué. Il faut pouvoir accéder", a déclaré sur BFM Business Alexandre Liot.
Faire évoluer la mobilité dans Paris
La situation affecte déjà le BHV, enseigne parisienne mythique, filiale du groupe Galerie Lafayette. Entre septembre et janvier 2021, son activité est en baisse de 20% par rapport à la même période de 2019. Toutes les pistes seraient envisagées. Une cession pure et simple ou une mise sous franchise à l'image des dizaines de magasins Galerie Lafayette en France qui sont désormais opérés par des tiers.
"Des rumeurs, il y en a beaucoup. Je ne vais pas les commenter. Mais ce qui est certain c'est que les difficultés d'accès pénalisent le commerce, la fréquentation des magasins, donc le chiffre d'affaires. Ça peut avoir un impact sur l'emploi et l'activité du magasin. Il faut faire évoluer la mobilité dans Paris, mais avec une vraie vision, une vraie stratégie", a répliqué Alexandre Liot.
Pour les Galeries Lafayette, l'activité est repartie à la hausse après une période compliquée.
L'année s'est divisée en deux temps avec un second semestre compliqué. Nous avons eu plus de 100 jours de fermeture. Et puis il y a eu un redémarrage au cours de l'été avec un retour assez massif des visiteurs internationaux et une fréquentation importante de la clientèle locale. Malgré le manque de la clientèle asiatique, c'est bon signe", se réjouit néanmoins le directeur.











