Cigales ou fourmis: comment les Français dépensent pour ce redémarrage?

Ce mercredi 9 juin marque la deuxième étape du déconfinement, et le début d'une reprise économique attendue. Comment cette dernière va-t-elle se manifester? Pour Emmanuel Lechypre, éditorialiste de BFM Business, tout est en place pour la relance.
"Aujourd’hui, on a retrouvé 99% de notre capacité de production, avec l’augmentation des jauges, indique-t-il. On est rassuré sur des socles importants de l’activité, sur la construction, l’investissement des entreprises."
Les Français vont-ils enfin dépenser la fameuse épargne Covid, 142 milliards d'euros accumulés depuis le début de la crise, que le gouvernement espère voir réinjectés dans l'économie?
"L’envie d’épargner est à un niveau historique, répond Emmanuel Lechypre. On l’a vu dans tous les pays qui sont en avance sur nous dans le déconfinement : l’Italie, le Royaume-Uni, les États-Unis. Il y a eu un effet rattrapage après la fermeture des magasins, mais on restera plus fourmi raisonnable que cigale dépensière."
Rassurer les marchés
Pour autant, il ne s'agit pas d'une mauvaise nouvelle, note-t-il. Cette reprise sera vigoureuse, mais pas inquiétante au point de relancer l'inflation, de raviver les craintes d’augmentation des taux d’intérêt et d’inquiéter les marchés financiers.
"Donc paradoxalement, une reprise solide mais raisonnable de la consommation, c’est le gage d’une croissance plus durable et de marché plus durable à moyen terme", conclut-il.











