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Bruno Le Maire défend un plan de relance européen "bien calibré"

BFM Business Pauline Dumonteil , Journaliste BFM Tech
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Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire assure que c'est grâce au plan de relance européen "bien calibré" que "nous ne sommes pas dans une situation d'inflation aussi préoccupante qu'aux Etats-Unis".

Un plan "bien calibré". Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a défendu ce mardi sur BFM Business le plan de relance européen décidé pour faire face à la crise sanitaire.

"En Europe, nous avons eu un plan qui a été critiqué, certains ont dit que ce n'était pas assez, que c'était petit jeu... Mais non. Il était bien calibré. Et c'est pour cela que nous ne sommes pas dans une situation d'inflation aussi préoccupante qu'aux Etats-Unis", explique le ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance.

Aux Etats-Unis, l'inflation a atteint, en janvier, 7,5% sur un an. Du jamais-vu depuis février 1982. La Réserve fédérale américaine, la Fed, va sans doute devoir augmenter ses taux directeurs.

Le plan Biden, "ça me paraissait beaucoup"

"Il y a quelques mois, je prêchais un peu dans le désert en disant que le plan Biden était formidable, mais que ça me paraissait beaucoup. Il est arrivé ce qui devait arriver. Lorsque vous injectez 3000 milliards de dollars dans l'économie, forcément cela crée des tensions sur les approvisionnements, sur les salaires, sur les prix, vous avez une forte inflation, et vous avez les réactions de la Fed", critique Bruno Le Maire.

Le montant du plan de relance européen atteint 806,9 milliards d'euros, dispatchés entre les Vingt-Sept selon plusieurs critères. Les 70% de la subvention est déterminé sur la base du nombre d'habitants du pays, du taux de chômage, de la taille de l'économie et de la baisse du PIB pendant la pandémie.

En France, la facture du Covid est estimée entre 170 et 200 milliards de dollars. Interrogé sur un possible deuxième mandat en tant que ministre de l'Economie si Emmanuel Macron venait à être réélu, Bruno Le Maire a assuré que "le redressement des finances publiques" serait un "objectif prioritaire".