Soupçons d'agressions sexuelles au lycée Sasserno à Nice: le chef d'établissement renvoyé

Le lycée Sasserno, à Nice. - BFM Nice Côte d'Azur
Le chef d'établissement du lycée Sasserno à Nice a été renvoyé par le diocèse, a annoncé la Direction diocésaine de l’enseignement catholique (DDEC) ce mardi dans un communiqué.
Il avait précédemment été suspendu à titre conservatoire après l'ouverture d'une enquête des chefs d'"agressions sexuelles", "tentatives d'agressions sexuelles" et "outrages sexistes par personnes abusant de l'autorité de ses fonctions" en octobre dernier.
"Cette décision fut prise après examen des résultats de la visite de tutelle extraordinaire (diligentée par l'évêque de Nice les 7-8 février derniers), après audition du chef d'établissement, et après avis de l'OGEC (organisme de gestion de l'établissement)", explique le diocèse dans son communiqué.
Des "faits graves et établis"
Le diocèse mentionne "plusieurs faits graves et établis" ayant "motivé ces décisions, qui traduisent la volonté de retrouver un climat paisible, pour le bien des personnels, des élèves et des familles concernées".
L'affaire est partie de lettres de dénonciation, pour certaines anonymes, et pour d'autres signées par d'anciens et d'actuels membres du personnel. Ces dernières visaient le proviseur de l'établissement -à qui l'on reproche notamment sa "mauvaise gouvernance"-, ainsi que deux autres personnes. La tenue de propos à caractère sexuel et des faits de harcèlement sexuel était également pointés du doigt.
Le DDEC explique qu'elle va assumer l'intérim au lycée Sasserno en attendant le recrutement d'un nouveau chef d'établissement.
"Une grande bataille judiciaire s'annonce"
L'avocat Philippe Soussi, en charge de la défense du chef d'établissement Sasserno, précise qu'il ne fera pas de commmentaire, mais qu'"une grande bataille judiciaire s'annonce".
"Je suis en effet sidéré de la communication publique ainsi faite autour de cette affaire, au mépris de tous les principes. Jeter sur la place publique l'honneur d'un homme qui n'a pu se défendre et qui conteste les faits qui lui sont reprochés est d'une indignité sans nom", défend maître Philippe Soussi, avocat au barreau de Nice.
De son côté, le parquet de Nice précise que des investigations menées dans le cadre d'une enquête préliminaire sont toujours en cours.













