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Hugues Moutouh nommé préfet des Alpes-Maritimes

BFM Côte d’Azur Nolwenn Autret
 Hugues Moutouh devient préfet des Alpes-Maritimes.

Hugues Moutouh devient préfet des Alpes-Maritimes. - Pascal GUYOT / AFP

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Hugues Moutouh, ancien préfet de l'Hérault, a été nommé préfet des Alpes-Maritimes. Il remplace Bernard Gonzales, en poste depuis quatre ans.

Nouveau préfet dans les Alpes-Maritimes. Hugues Moutouh, ex-préfet de l'Hérault, change de région. Il officiera désormais dans les Alpes-Maritimes.

Christian Estrosi, le maire de Nice a salué sur X (anciennement Twitter) l'arrivée du nouveau haut fonctionnaire. "Je souhaite la bienvenue dans notre département à un serviteur de l'État très expérimenté notamment en matière de sécurité", a-t-il indiqué.

Âgé de 55 ans, Hugues Moutouh est un ancien juriste et professeur des universités en droit public.

Il remplace Bernard Gonzalez, en poste depuis quatre ans dans le département. Dans un communiqué, le ministre de l'Intérieur a salué "l'engagement exceptionnel" de l'ancien préfet des Alpes-Maritimes avec des dossiers à gérer tels que la tempête Alex et ses ravages dans les vallées de la Roya, de la Vésubie et de la Tinée.

"Deux claques et au lit"

Le nouveau préfet des Alpes-Maritimes, Hugues Moutouh, s'est lui récemment illustré par une sortie très remarquée lorsqu'il était préfet de l'Hérault. Début juillet, lors des émeutes après la mort de Nahel tué par un policier, il s'était attiré les foudres d'une partie de la classe politique pour ses propos concernant l'éducation.

"Je sais qu’en 2019, le Parlement a interdit la fessée mais très franchement, de vous à moi, vous attrapez votre gamin qui descend dans la rue pour brûler des véhicules de police, pour caillasser des pompiers ou piller des magasins, la méthode c’est quoi? C'est deux claques et au lit", avait-il livré sur France Bleu.

Sa déclaration avait fait réagir les oppositions qui avaient tenu à rappeler que l'autorité parentale s'exerce "sans violences physiques ou psychologiques" selon la loi. 

Fin juin, le représentant de l'État dans l'Hérault avait déjà appelé les parents à "ne pas laisser traîner" leurs enfants et d'insister:

"Quand on met au monde des enfants, on s’en occupe dès la naissance. Si effectivement, dans les 12, 13 premières années, ces enfants sont élevés comme des herbes folles, il ne faut pas s’étonner qu’à 12-13 ans, on les voie caillasser des véhicules de police ou piller des magasins."