"De graves problèmes de santé publique": Cannes interdit la vente de protoxyde d'azote aux particuliers

Cannes continue sa bataille contre le protoxyde d'azote. La mairie azuréenne a indiqué, vendredi 1er août, élargir l'interdiction de la vente des bonbonnes de protoxyde d'azote à l'ensemble des particuliers. Depuis 2020, les mineurs cannois ne pouvaient déjà plus légalement acheter des bonbonnes de ce produit parfois utilisé à des fins récréatives et surnommé "gaz hilarant".
"Seuls les professionnels de la santé et de la restauration pourront se procurer ce produit entre 8 heures et 20 heures. Les petites cartouches inférieures ou égales à 8 grammes restent autorisées à la vente pour un usage domestique", précise la mairie dans un communiqué.
Cet élargissement de l'interdiction, officiellement pris par arrêté municipal le 25 juillet dernier, arrive à la suite de "troubles récurrents de l'ordre public" et en lien avec une augmentation de la consommation récréative de ce gaz dans la ville.
"À ce jour, pour le seul mois de juillet, ce sont 2.800 cartouches de protoxyde d’azote qui ont été ramassées par les agents municipaux à Cannes, souvent abandonnées sur la voie publique", indique la mairie dans son communiqué.
Depuis le début de l'année, 192 verbalisations ont été faites par la police municipale cannoise.
Plusieurs "graves problèmes"
La mairie de Canne justifie aussi cet élargissement de l'interdiction de la vente de protoxyde d'azote, notamment pour des raisons de santé et de troubles à l'ordre public.
"L’usage détourné de ce produit agit comme une drogue qui génère chez les consommateurs des comportements parfois violents et cause de graves complications neurologiques", écrit le maire LR, de la ville de Cannes, David Lisnard dans le communiqué.
Par cet arrêté, la ville espère aussi se débarrasser des cadavres de bonbonnes de ce gaz qui s'accumulent dans les rues de Cannes et qui compliquent le traitement des déchets.
"En outre, l’environnement et l’espace public sont dégradés à cause des abandons de cartouches. Enfin, ces bonbonnes explosent dans les fours incinérateurs d’ordures ménagères engendrant des risques pour le personnel, l’arrêt récurrent des machines – une semaine par mois depuis le début de l’année – et une lourde perte financière au détriment des contribuables", indique l'édile dans le communiqué.
Cette interdiction maintenant élargie dans sa ville, David Lisnard appelle la police nationale à se mobiliser "pour interpeller et verbaliser ce type de délits conformément à l’exercice des missions régaliennes de l’État".













