Accidents en randonnée: comment réduire les risques pour les plus âgés?
La montagne est de plus en plus fréquentée l'été. Ici, le Champsaur - Gabriel del Castillo
Trois morts en trois jours. Dimanche 24 août, un septuagénaire est mort d'une chute sur les hauteurs de Champoléon. Lundi 25 août, c'est un randonneur de 74 ans qui est décédé d'un arrêt cardiaque en revenant du col du Granon. Ce mardi 26 août, c'est un autre homme de plus de 70 ans qui a été victime d'un arrêt cardiaque, sur la commune de Villar-d'Arêne, en randonnée. Trois drames qui ont en commun l'âge avancé des victimes.
Pour éviter que ce type d'accident advienne, il n'y a pas de solution miracle. Mais en montagne, les maîtres mots restent la précaution et l'anticipation. Pour preuve, les accidents en montagne ont légèrement augmenté cette année dans le secteur de Briançon : 86 secours ont été effectués en juillet 2025 par la CRS Alpes de Briançon (contre 68 en 2024).
Connaître ses limites
Des accidents qui concernent des personnes âgées mais pas seulement. Un accident peut vite arriver, bien que les septuagénaires puissent rencontrer plus de risques : accidents cardio-vasculaires, limites physiques accrues...
Pour Patrice Rey, membre du Bureau Montagne Serre-Ponçon Ecrins, de plus en plus de personnes âgées pratiquent des activités en plein air, avec parfois une prise de risque excessive. Pourtant, il faut selon lui distinguer le fait de "prôner l'activité en plein air et non le sport en plein air". Car il s'agit surtout de connaître ses limites. Les guides de montagne conseillent de faire des sorties progressives et d'élever le niveau petit à petit.
Pour le capitaine Nicolas Guiraud, chef de déplacement de la CRS Alpes de Briançon, l'idéal avant de sortir est de "bien connaître la météo ainsi que la durée et la difficulté du parcours. Les accidents arrivent souvent par inexpérience".
Des préconisations que reprend François Charles, accompagnateur en moyenne montagne dans le Champsaur et le Valgaudemar: "Respecter la montagne, ça veut dire respecter les horaires de départ, s'inquiéter de la météo et avoir du bon matériel. Je ne parle pas forcément de matériel professionnel mais en tous cas du matériel adapté à l'activité. Il faut surtout avoir un minimum de préparation physique".
Partir en groupe pour limiter les risques
Les risques augmentent logiquement si un individu part seul en randonnée. Face au risque inhérent de la montagne, de surcroît en fonction de son âge, il vaut mieux parfois être encadré par un guide qui saura orienter le randonneur en fonction de son niveau. Mais en cas de départ en autonomie, il est toujours préférable, d'après les guides, de partir en groupe pour éviter les accidents. Car le risque zéro en montagne n'existe pas.













