"On essaie de rouler doucement": comment les automobilistes s'adaptent aux prix élevés à la pompe

Presque 7 centimes de hausse en une semaine. En seulement quelques jours, le litre de gazole a repassé la barre symbolique de 1,80 euro à la pompe. Et depuis début juillet, le diesel a pris 14 centimes par litre, le sans-plomb 95-E10 plus de 10 centimes. Dans les stations-services, face à cette hausse des prix, les automobilistes tentent de s’adapter.
La Normandie au lieu du midi
"Je ne regarde même plus, car ça monte mais ça ne descend jamais, se désole un automobiliste francilien au micro de BFMTV. J’essaie de calculer mes trajets: je regarde mon itinéraire pour voir les distances, ce que je ne faisais pas avant".
"On essaie de rouler doucement, explique cet autre conducteur, à Arcueil (Val-de-Marne). Au lieu de consommer 6 litres aux 100, j’en consomme 4". Cet autre conducteur de Montrouge dans les Hauts-de-Seine a lui aussi revu ses habitudes du quotidien comme "retourner chercher le pain à pied".
En pleine période de vacances, certains ont aussi révisé leurs projets.
"On va en Normandie au lieu d’aller dans le midi", ajoute sur BFMTV l'automobiliste croisé à Montrouge.
Train, covoiturage
"Je suis partie en train mais du coup, j’ai choisi le train alors que souvent je pars en voiture", confie une habitante des Hauts-de-Seine. Cette option s'avère clairement moins onéreuse, confirme cette autre conductrice: "Au niveau du train, cela revient quand même moins cher car pour faire des grandes distances [en voiture, ndlr] il va falloir faire un, deux pleins, donc cela revient quand même cher".
Autre astuce: le covoiturage, pour partager les frais.
"Je vais essayer de prendre des Blabla Car, explique cette automobiliste d’Arcueil. Au final, essence + péages, cela me reviendra à 50 euros alors que je descends à Nice, donc ça va niveau prix on s’en sort".
Certains pensent cependant déjà aux conséquences sur leur porte-monnaie à la rentrée. "J’utilise ma voiture, mais j’ai la chance d’être un peu en télétravail donc ce sera à moindres conséquences", estime notre conductrice des Hauts-de-Seine.












