L'électrique permet au marché automobile allemand de repartir de l'avant en 2022

L'usine Opel à Eisenach en Allemagne. - MARTIN SCHUTT / DPA / AFP
Si, en France, le marché automobile a encore plongé l'an dernier retrouvant son niveau de 1975, il est revenu dans le vert en Allemagne. La première économie d'Europe a vu ses ventes de voitures neuves progresser de 1,1% par rapport à 2021, à 2,65 millions d'unités, a indiqué dans un communiqué l'Agence fédérale pour l'automobile (KBA).
Le secteur phare de notre voisin d'outre-Rhin a arrêté l'hémorragie après les records négatifs enregistrés en 2020 et 2021, plus bas niveaux annuels de nouvelles immatriculations depuis la réunification.
Fin d'année en fanfare
D'abord touché par le choc économique de la pandémie, puis les pénuries de composants et les freins sur les chaînes logistiques internationales, le marché automobile a dû faire face cette année à la hausse des prix de l'énergie et à l'inflation record. Mais il a nettement rebondi à partir du mois d'août.
En décembre, la hausse des nouvelles immatriculations a même atteint 38,1% sur un an, permettant au secteur de terminer l'année sur une note "positive", note l'Agence.
"Avec cette forte poussée finale, l'année automobile 2022 se termine de manière conciliante, même si le marché dans son ensemble est resté bien en deçà des attentes", commente Reinhard Zirpel, président de la fédération des importateurs automobiles (VDIK), cité dans un communiqué.
Malgré cette embellie, le marché automobile reste loin de ses performances d'avant crise puisque 3,6 millions de voitures avaient été immatriculées au cours de l'année 2019, avant la pandémie, soit un million de plus que cette année.
Ruée sur l'électrique avec la baisse annoncée des aides
Le secteur a été porté en fin d'année par la ruée des consommateurs sur les voitures électriques, le gouvernement ayant annoncé la réduction dès janvier 2023 des primes environnementales permettant aux ménages et aux entreprises de financer leurs achat.
Au cours du dernier mois de 2022, 174.000 véhicules électriques et hybrides ont été nouvellement immatriculés, soit une augmentation de 114%.
"C'est la première fois que plus de la moitié des nouvelles voitures en un mois sont des véhicules électriques (55 %)", constate la VDIK.
Mais cet élan devrait considérablement ralentir en 2023, prévient le président de la fédération. "Malheureusement, la hausse des prix de l'électricité et la baisse des subventions auront un impact négatif sur l'attractivité des voitures électriques", alerte-t-il.
En outre, l'inflation record, qui a atteint 7,9% en 2022, continue d'amputer le pouvoir d'achat des consommateurs.












