Alcool, somnolence... prudence au volant pendant les fêtes

Vaccination, tests, gestes barrière... alors que ce sera cette année la deuxième année de fêtes avec comme invité "surprise" le Covid-19, il faudra également rester vigilant aux autres risques, plus classiques, notamment si vous prenez la route en ce soir de fêtes.
Un conducteur sur deux s'est déjà assoupi au volant
La somnolence au volant reste en effet à l'origine de nombreux accidents chaque année. En 2018, une trop grande fatigue était ainsi à l'origine d'un accident mortel sur cinq sur autoroute. Près d'un conducteur Français sur deux s'est déjà assoupi lors d'un long trajet en voiture, selon une étude de la Fondation Vinci autoroutes.
Quelques conseils de bon sens: faire une nuit complète de sommeil la veille du départ, et si possible préparer ses bagages et son trajet à l’avance pour éviter le stress avant l’endormissement.
Pendant le trajet: ne pas hésiter à effectuer des pauses régulières, au minimum toutes les deux heures mais arrêtez-vous dès les premiers signes de somnolence.
Une application "Roulez éveillé" est proposée par Vinci autoroutes, disponible sur l'App Store et Google Play. Elle permet d'évaluer rapidement son niveau d'éveil. En cas de coup de mou, vous pouvez faire une sieste de 15 à 20 minutes ou changer de conducteur.
Alcool, des soirées à haut risque
Autre risque bien connu: l'alcool, en cause dans près d’un tiers des accidents mortels en France. Sachant que lors des soirées en famille, il est parfois difficile de mesurer sa consommation, avec des verres qui ne sont pas dosés comme dans les bars ou les restaurants.
Plus d'un conducteur français sur quatre (26%) conduit sous l'influence de l'alcool pendant les fêtes, indique notamment une étude Yougov pour le fabricant de dashcams Nextbase. Une triste "spécialité française", suivie de près par les États-Unis avec 24 %. Nos voisins européens sont bien plus sages avec 14% des Allemands, 9% des Anglais et 8% des automobilistes polonais qui seront susceptibles de prendre le volant après avoir bu à Noël. .
La proportion de ces conducteurs "sous alcool" (sans forcément être positif) est de 38% d’hommes pour 18% de femmes. "C’est en Occitanie que la part de conducteurs alcoolisés risque d’être la plus forte (34%) là où les Bretons, tordants le cou aux clichés, se présentent comment les conducteurs les plus responsables de métropole (19%)", souligne le communiqué de Nextbase. Sans remettre en cause ce meilleur score obtenu en Bretagne, on rappellera que l'enquête repose sur un sondage et donc du déclaratif.
Prudence donc: en cas de doute, vous pouvez utiliser un éthylotest ou rester dormir sur le lieu de la soirée. Des clips de la campagne "Quand on tient à quelqu’un, on le retient" sont de nouveau diffusés cette année pour aider à trouver les bons mots pour empêcher un proche de prendre le volant après une soirée un peu trop arrosée.
La sécurité routière rappelle que le taux d’alcool maximal est atteint, un quart d’heure après absorption à jeun, une heure après absorption au cours d’un repas. Ensuite, l’alcoolémie baisse en moyenne de 0,10 g à 0,15 g d’alcool par litre de sang en 1 heure. Et ne cherchez pas à éliminer l'alcool plus rapidement en utilisant des techniques qui n'ont en réalité aucune efficacité comme prendre un café salé ou une cuillérée d'huile.












