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Grippe aviaire: une surmortalité d'oiseaux sauvages constatée dans l'Aube

BFM Sabrine Mimouni
Des grues cendrées survolent le lac du Der, à Giffaumont-Champaubert (Marne), le 31 janvier 2025.

Des grues cendrées survolent le lac du Der, à Giffaumont-Champaubert (Marne), le 31 janvier 2025. - FRANCOIS NASCIMBENI © 2019 AFP

Après la Marne, la surmortalité d'oiseaux sauvages touche désormais l'Aube, où elle est observée autour de l’étang de la Horre et des lacs de la forêt d’Orient. Le préfet de l'Aube appelle à la vigilance.

La grippe aviaire s'étend à plusieurs départements. Une surmortalité de grues cendrées, oiseaux sauvages, est observée autour des lacs de la forêt d’Orient et de l’étang de la Horre, dans l'Aube. Les premiers résultats d’analyses confirment la présence du virus influenza aviaire hautement pathogène (IAHP).

Face à la recrudescence des cas en France métropolitaine, le niveau de risque IAHP a été relevé au niveau élevé par un arrêté du ministère de l’Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Souveraineté alimentaire, publié le 21 octobre dernier.

Et si des mesures de prévention sont obligatoires depuis le 22 octobre dans tous les départements, la préfecture de l’Aube a décidé de renforcer les mesures de biosécurité, tant pour les particuliers que pour les professionnels.

Rassemblements d'oiseaux interdits

En plus de signaler toute mortalité anormale au vétérinaire sanitaire et à la Direction départementale de l’emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations (DDETSPP), les professionnels doivent également prévoir une claustration ou une protection par filets des oiseaux s'ils ont un élevage de moins de 50 bêtes.

Les éleveurs en possession de plus de 50 oiseaux doivent quant à eux assurer une "mise à l'abri des volailles", indique Pascal Courtade, préfet de l'Aube, dans un communiqué de presse publié le 23 octobre. Le département fait par ailleurs l'objet d'une "interdiction des rassemblements d'oiseaux" lors d'événements, comme les foires, marchés et concours.

Aussi, les mesures de biosécurité lors du transport de palmipèdes sont renforcées. Un "encadrement strict de l’utilisation des appelants et du mouvement de gibier à plumes", est aussi mis en place.

Un appel à la vigilance

Au-delà des professionnels, le préfet appelle toute la population à la vigilance pour limiter la propagation du virus. Il rappelle qu'il ne faut pas manipuler les oiseaux morts ou agonisants et signaler à un vétérinaire "tout comportement anormal ou signe de maladie".

Il appelle aussi à "signaler la présence d’oiseaux sauvages morts au maire de votre commune et attendre ses consignes et celles des services de l’État avant toute intervention".