Une œuvre d’art appartenant au musée du Louvre volée et retrouvée dans le Grand Est

Le musée du Louvre - THOMAS SAMSON © 2019 AFP
Ce mardi, deux individus ont été interpellés par les gendarmes de la brigade des recherches de Remiremont (Vosges) pour le vol d'une oeuvre d'art appartenant au Musée du Louvre, indique ce jeudi la gendarmerie nationale dans un communiqué.
Le premier homme, identifié comme l’auteur du vol, est un ressortissant luxembourgeois rénovant actuellement une maison dans les Vosges. La seconde personne interpellée, son logeur et beau-frère, a rapidement été mis hors de cause par les gendarmes.
Un buste datant du XIXème siècle
Le 9 août dernier, la direction des thermes de la commune de Plombières-les-Bains (Vosges) s'était aperçue de la disparition d’un buste du XIXème siècle, prêté depuis 1934 par le Musée du Louvre. Cette œuvre d’art est une copie représentant Héraclès pesant environ 80 kg et est estimée à une valeur de 30.000 euros.

Le vol a eu lieu dans les thermes sans effraction, ni dégradation. Le buste se trouvait dans une salle servant de zone de repos aux curistes. Toutefois, personne ne s'y trouvait au moment du méfait car les thermes sont fermés depuis 2020 pour des travaux de réhabilitation.
"En marge d’une diffusion nationale et internationale réalisée en lien avec le Service Central de Renseignement Criminel de la Gendarmerie Nationale (SCRCGN) et l’Office Central de lutte contre le trafic de Biens Culturels (OCBC), les gendarmes effectuent des investigations minutieuses", indiquent les forces de l'ordre dans leur communiqué.
Le buste retrouvé lors de la perquisition
Une enquête de voisinage a permis aux gendarmes de remonter jusqu'à un véhicule utilitaire immatriculé au Luxembourg, et aperçu à proximité des thermes au moment des faits.
Après l'interpellation des deux suspects, une perquisition menée sur accord du juge de la liberté et de la détention a permis de retrouver le buste dérobé, "quelque peu endommagé". D'autres éléments volés dans les thermes ont aussi été retrouvés: "12 chaises, 2 lithographies et un plan sur support métallique".
Le mis en cause est convoqué devant le tribunal judiciaire, à Épinal, le 25 mai prochain.













