Blocage à Sciences Po Strasbourg: les étudiants évacués ce jeudi par les forces de l'ordre
Des étudiants de Sciences Po Strasbourg (Bas-Rhin) bloquant l'entrée du bâtiment universitaire le mardi 28 janvier 2025. - BFM Alsace
Les étudiants qui bloquaient depuis ce lundi 27 janvier l'accès à l'Institut d'études politiques (IEP) de Strasbourg pour protester contre son partenariat avec l'université Reichman de Herzlya, en Israël, ont été évacués ce jeudi 30 janvier par les forces de l'ordre.
"La présidence de l'université a réquisitionné les forces de l'ordre afin d'assurer ce matin l'accès au bâtiment qui abrite Sciences Po Strasbourg, le CEIPI (Centre d'études internationales de la propriété intellectuelle) ainsi que l'IPAG (Institut de préparation à l'administration générale)", a indiqué l'université de Strasbourg dans un communiqué.
Elle affirme ne "plus tolérer qu'une infime minorité d'étudiants impose un blocage, empêchant quelque 1.600 étudiants de pénétrer dans le bâtiment". Outre ce blocage, elle a dénoncé des "débordements inacceptables", citant "des tags de haine sur les murs environnants claironnant 'Gloire aux Martyrs' ou une inscription douteuse, mettant en cause directement un enseignant-chercheur".
Deux camions de CRS
De leur côté, le Comité Palestine Sciences Po Strasbourg a expliqué qu'"à 06h30, deux camions de CRS sont arrivés avec leur autorisation pour réprimer, ficher et enlever de leurs lieux d'études les 80 étudiant-es pacifistes mobilisé-es ce matin".
Pour les étudiants mobilisés, "cette action de répression par la force est un aveu de faiblesse d'une direction qui a définitivement rompu tout dialogue".
Ils se disent déterminés à poursuivre la mobilisation pour mettre fin au partenariat avec l'université Reichman et mettre en place un comité éthique pour l'étude de tous les partenariats.
Le partenariat entre l'IEP de Strasbourg et l'université Reichman, noué en 2015, avait été suspendu en juin dans le contexte du conflit à Gaza. Mais les membres du Conseil d'administration de l'établissement ont renouvelé leur soutien à ce partenariat lors d'un vote le 18 décembre.
Le texte avait été voté à 14 voix pour, une contre et quatre abstentions, tandis que 14 membres du Conseil d'administration n'ont pas pris part au scrutin. Cinq enseignants-chercheurs ont annoncé démissionner du Conseil d'administration après ce vote, qu'ils ont qualifié de "déni de démocratie" en dénonçant de "nombreuses pressions tant internes qu'externes".













