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Bas-Rhin: la baignade autorisée au plan d'eau de La Gravière après les mises en garde de l'ARS

BFM Alsace Cécile Mootz, avec Mélanie Hennebique
Baignade dans le lac de Gérardmer lors d'un épisodecaniculaire, le 3 août 2022 dans les Vosges

Baignade dans le lac de Gérardmer lors d'un épisodecaniculaire, le 3 août 2022 dans les Vosges - SEBASTIEN BOZON © 2019 AFP

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La ville de Reichstett a mis en place des surveillances pour la baignade au plan d'eau de La Gravière, le samedi 29 juin. Cette décision survient alors qu'un rapport de l'ARS faisait état d'une mauvaise qualité de l'eau.

A Reichstett, les baigneurs n'ont pas hésité à nager dans le plan d'eau de La Gravière. Le samedi 29 juin, la ville a mis en place des surveillances pour la baignade sur la zone. Elle avait été interdite après des rapports de l'Agence régionale de santé (ARS) qui faisait état d'une eau dont la qualité était jugée insuffisante.

Ces analyses n'ont pas empêché les visiteurs de profiter des lieux, notamment Caroline, une Strasbourgeoise. "Je n'ai pas trop d'a priori et si j'en avais eu, je n'y serais pas allée. Si j'ai besoin d'aller dans l'eau, j'irai", lance-t-elle avec aplomb.

Thierry explique quant à lui qu'il ne "se met pas entièrement dans l'eau". Cet habitant de Souffelweyersheim remarque d'ailleurs que l'accès au plan d'eau est parfois limité. "Ils ferment parfois complètement les lieux. Ca arrive au moins deux ou trois fois par an", explique-t-il.

Des traces trop élevées d'entérocoques et d'Escherichia coli relevées en 2020 et 2022

Tous les quinze jours, des prélévements sont réalisés pour évaluer la clarté de l'eau, la température, l'environnement et la présence de bactéries. Des données étudiées par Geoffrey Fernandes, responsable des services techniques de la commune de Reichstett.

"Le plan d'eau est classé insuffisant à cause de deux prélévements qui ont été effectués à un instant T sur ces quatre dernières années qui ont montré des traces d'entérocoques et d'Escherichia coli trop élevées par rapport à la norme", détaille-t-il.

Ces prélévements ont été réalisés en 2020 et 2022 et ont été suivis par la prise d'un arrêté de la mairie pour empêcher la baignade et permettre aux visiteurs de retourner dans l'eau le 29 juin.

"L'ARS a mandaté un prélévement quinze jours avant et ce prélévement est ressorti de bonne qualité, donc on a bien une eau de bonne qualité aujourd'hui", insiste Geoffrey Fernandes.

Depuis février 2023, une entreprise mandatée par la ville cherche à déterminer les causes de la pollution de l'eau. 16.000 euros ont été investis dans cette étude, dont les résultats seront dévoilés en octobre prochain.