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"Je suis de retour": Schwarzenegger va bien après une opération du coeur

L'ancien acteur américain Arnold Schwarzenegger en 2017 à l'Elysée.

L'ancien acteur américain Arnold Schwarzenegger en 2017 à l'Elysée. - Christophe Archambault - AFP

En pleine forme après une opération du coeur, l'acteur musclé de Terminator n'a rien perdu de son humour.

"Je suis de retour", a lancé Arnold Schwarzenegger après s'être réveillé d'une opération à coeur ouvert, vendredi. A 70 ans, et après une intervention lourde, l'acteur n'a donc rien perd de son humour. En témoignent ses premiers mots au réveil, une référence évidente à la célèbre maxime "I'll be back" (je serai de retour), que prononce Arnold Schwarzenegger dans Terminator.

"Il a un bon moral", a écrit sur son compte Twitter Daniel Ketchell, son porte-parole, qui a tenu à rassurer sur l'état de santé de l'acteur, hospitalisé jeudi à Los Angeles pour une opération à coeur ouvert.

"Une valve du gouverneur Schwarzenegger a été remplacée avec succès et il se remet actuellement de l'opération et est dans un état stable", a indiqué Daniel Ketchell.

Valve vieillissante

D'après son porte-parole, l'opération de l'ex-gouverneur de Californie était prévue, il s'agissait de remplacer une valve vieillissante, qui avait elle-même été implantée en 1997 lors d'une précédente opération.

Né en Autriche en 1947, arrivé aux Etats-Unis en 1968, le "monsieur muscles" de Hollywood est une personnalité aux multiples facettes: acteur, homme politique, défenseur de l'environnement ou encore plus récemment détracteur du président Trump.

Passionné de culturisme, le jeune Arnold participe à des concours de musculation dès la fin de son service militaire. A 20 ans, le colosse de 1,88 m remporte son premier titre de "Monsieur Univers" à Londres.

En 1997, l'ancienne gloire de Hollywood avait décidé de se faire remplacer une valve, rappelle le site people TMZ. L'acteur avait souhaité subir cette opération "pendant qu'il était encore jeune", une intervention que les médecins n'estimaient cependant pas urgente.

"Il avait également expliqué à l'époque que cette pathologie était congénitale et qu'elle n'avait rien à voir avec l'usage de stéroïdes", poursuit TMZ.

De Conan le barbare à The Apprentice

Au cinéma, la carrière américaine d'Arnold Schwarzenegger démarre dans les années 70 où il joue dans de médiocres série B.

En 1982, c'est avec Conan le barbare qu'il éclate vraiment dans le registre qui fera son succès, le film d'action, une filon qu'il exploitera sans relâche durant toute sa carrière.

Devenu américain en 1983, il attrape le virus de la politique et s'affiche très tôt comme républicain, un positionnement atypique à Hollywood, terre démocrate.

Après avoir longtemps privilégié sa carrière d'acteur, il fait le grand saut en 2003 et se présente à l'élection du gouverneur de Californie.

Il se dit "conservateur" en économie mais "progressiste" pour certaines questions de société, attitude qui séduit les électeurs californiens, normalement acquis aux démocrates.

Passes d'armes avec Trump

Elu en 2003, aisément reconduit en 2006, il est ensuite retourné au cinéma, avec toujours le film d'action en fil conducteur, notamment dans la saga Expendables.

Il travaillait même à de nouveaux volets de Terminator et de Conan.

Mais Arnold Schwarzenegger reste impliqué en politique, notamment en faveur de l'environnement. En juin 2017, après la décision de Donald Trump de retirer les Etats-Unis de l'accord de Paris, l'acteur appelait à "la croisade environnementale" à l'issue d'une rencontre avec le président français Emmanuel Macron.

Les passes d'armes sont d'ailleurs régulières entre les deux Américains depuis l'arrivée au pouvoir de Donald Trump.

Récemment, ce dernier a taclé l'acteur en lui reprochant d'être responsable de la chute des audiences de l'émission The New Celebrity Apprentice, qu'il présentait en replacement du nouveau président.

Arnold Schwarzenegger a fini par jeter l'éponge, accusant, au passage, l'ancien promoteur immobilier d'être en fait la cause des mauvais chiffres d'audience, liés, selon lui, au boycott d'une partie du public, car Donald Trump était toujours producteur de l'émission.

M.R. avec AFP